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Ellis Amdur

Ellis Amdur

Après avoir abordé les questions de qui nous enseignait et de ce que nous pratiquons, il est temps de savoir pourquoi… Surtout quand cela concerne les koryu, des écoles anciennes à la culture archaïque. Pour y répondre je vous propose la traduction d’un récent essai d’Ellis Amdur expliquant son affirmation : « I train for the ryu – Je m’entraine pour l’école ».

Je m’entraine pour l’école

Par Ellis Amdur.

Article original : http://kogenbudo.org/i-train-for-the-ryu/, avec la permission d’Ellis Amdur pour la traduction.

Jeffrey Mann a écrit une réponse à mon dernier post: « Si je le [Ellis Amdur] comprends bien, pour lui la raison de l’entrainement dans un koryu est pour le bien du koryu lui-même, et non pas pour les personnes la constituant ou pour le bien de la préservation historique. Cependant, nos actions pour le compte d’une entité (comme une nation) sont généralement pour le bien des personnes qui vivent ou vivront dans cette entité. Faire quelque chose de bon pour l’entité elle-même, quand cela devient le telos (la finalité) lui-même, semble erroné. Mes contributions à une entreprise, une université, ou à une nation sont pour le bien-être de ses membres et, nous l’espérons, par extension, du monde. Cela semble être le modèle de gens des budo modernes comme Kano, Ueshiba, Doshin So, etc. Cela représente plus que poursuivre la «Voie» pour moi seul. Je ne comprends pas ce que Amdur perçoit comme le telos de la personne qui dit: « Je m’entraine pour le ryu (école) », comme il le fait lui-même ».

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Que pratique-t-on ?

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Parce que le dernier article posait la question de qui devrait être votre enseignant, il semble évident de se poser la question du quoi : qu’est ce que l’on pratique. Evident, vraiment ? La question s’efface au fur et à mesure des années et de l’habitude pour beaucoup, au point que l’on puisse la confondre avec le « pourquoi » pratique-t-on.

A l’image du kata qui n’a qu’une valeur limitée si nous le répétons « pour faire un kata » et oublions de lui insuffler de l’intention tout en comprenant bien l’utilité de cet outil, nous ne pouvons faire l’économie de comprendre ce que nous faisons. Alors parce que nous atteignons la fin d’année 2015, entamant un nouveau cycle, je vous propose la lecture de deux anciens articles :

Hypothèses de pratique

Ryu : une définition dans le contexte

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Pour ce long weekend, je vous propose un article sur l’introspection dans le dojo ou pourquoi un bon dojo ne devrait pas être un endroit confortable.

Un bon dojo n’est pas un endroit confortable

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.jp/2015/04/a-good-dojo-isnt-comfortable-place.html.

Photo Copyright 2014 Grigoris Miliaresis

Photo Copyright 2014 Grigoris Miliaresis

La pratique de samedi fut très bonne, mais elle ne fut pas du tout ce que j’avais prévu. Nous avons commencé conformément au plan, travaillant les kihon de jodo. Cependant, à mi-chemin, nous avons viré vers un territoire dangereux. Nous avons commencé par explorer quelques principes de base. Un des nouveaux élèves du dojo a un background d’aïkido et de kenpo, et il a posé de bonnes questions à propos du ma’ai, de l’intention et de l’origine. Les réponses ne furent clairement pas du tout ce qu’il avait prévu, et nous pouvions presque voir de la vapeur sortant de ses oreilles alors qu’il travaillait à intégrer ces nouvelles idées. Il se retrouva à devoir réviser sa compréhension de choses qu’il pensait comprendre. Un bon dojo est un endroit dangereux pour les notions et idées préconçues et chèrement entretenues. Cela peut être carrément brutal envers les concepts et idées qui ne sont pas construits sur des fondations solides. Un bon dojo peut vous faire questionner qui et ce que vous êtes. Un bon dojo ne se contente pas d’enseigner des techniques de combats. Un bon dojo vous fera vous  introspecter et vous aidera à vous dépouiller des auto-illusions et des compréhensions simplistes.

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Aujourd’hui je vous propose un article issu du monde des arts martiaux chinois qui ne manquera pas de rappeler en quoi consiste l’entrainement dans les arts martiaux japonais classiques.

 

Le temps nécessaire pour apprendre un art martial

Par Jonathan Bluestein. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://cookdingskitchen.blogspot.fr/2014/08/the-time-it-takes-to-learn-martial-art.html

 

Demandez à dix professeurs différents combien de temps il faut pour apprendre leur art martial traditionnel, et vous obtiendrez probablement 10 réponses différentes. Mais la réponse est-elle si complexe? Dans cet article, je voudrais tenter de démontrer qu’elle ne l’est pas, et discuter de quelques mythes concernant le temps qui est réellement nécessaire pour apprendre un art martial.

Tout d’abord, nous devons définir la question. elle est généralement posée par les débutants complets lors de leur premier contact dans une école donnée. La question peut facilement être mal comprise, parce que chacun donne un sens différent à ce que signifie «apprendre» un art. Le débutant essaie le plus souvent de poser une question complètement différente, qui est – combien de temps ça va me prendre pour savoir me défendre? D’autres pourraient simplement demander combien de temps est nécessaire pour apprendre la totalité du curriculum d’un art. Alors que la personne posant la question peut être considérée comme prétentieuse, la question pourrait être comprise comme le temps qu’il faut pour maîtriser un art. Comme vous pouvez le voir, ce sont trois questions différentes. Je veux me concentrer ici sur celle relative à l’apprentissage du programme complet réel d’un art, là où les choses deviennent intéressantes. J’écrirais à propos de la maîtrise plus tard. En ce qui concerne l’auto-défense de base – ce niveau de compétence doit être atteint dans les 1,5 années de pratique, de préférence moins, dans la plupart des arts martiaux.

L’approche soi-disant ancienne à laquelle j’ai été exposée lorsque j’ai commencé les arts martiaux traditionnels, était qu’il peut et doit prendre une à plusieurs décennies pour apprendre le programme. Je suis respectueusement en désaccord. Cette conception est basée sur une méthode moderne de l’enseignement – que de quelques courts cours hebdomadaires, dans un contexte de groupe. Pourtant, historiquement, tous ceux qui ont maîtrisé les arts traditionnels (sans exception) ont reçu une dose très saine d »enseignement privé ou semi-privé. Ils se sont également formés beaucoup plus. Cela change considérablement les choses.

Je me souviens des vieux jours, quand je m’entraînais en boxe occidentale, mon entraîneur croyait que la plupart des boxeurs ont besoin d’environ quatre années de formation spécialisée, y compris beaucoup d’instruction personnelle, avant qu’il ne sente qu’il soit sûr et responsable pour lui de les envoyer combattre professionnellement dans le ring (ils auraient déjà, bien entendu, d’innombrables combats amateurs et de matchs de sparring à ce moment là). Beaucoup d’entraîneurs prétendent que cela pourrait se faire en moins de temps. Pourquoi sa position sur l’entrainement était, cependant, si nettement différente de celle de beaucoup d’enseignants des arts martiaux traditionnels ? … C’est ce que j’ai découvert des années plus tard.

Maintenant, à mon avis, il ne devrait pas prendre plus de 4-7 ans (pour des adultes matures) pour apprendre tout le programme d’un art traditionnel. L’extrémité inférieure de l’échelle (près de 4 ans) est pour les arts qui contiennent relativement moins de «contenu» à étudier – plus ciblés et concis dans leurs principes (tels que Wing Chun ou Pigua Zhang), ou pour des cas particuliers de personnes extrêmement talentueuses ou ceux possédant une vaste expérience dans l’entrainement d’autres arts. Le laps de temps plus long (près de 7 ans) est pertinent pour la plupart des systèmes très étendus, tels que les diverses lignées de Bagua Zhang, et peut-être les systèmes qui passent volontairement plus de temps sur les bases (diverses branches de Taiji Quan). Par conséquent, en moyenne, 5,5 années (4 + 7/2) pour apprendre entièrement un système. Mesurez les tenants et les aboutissants de tout cela. Comprenez comment la plupart des techniques sont mises à profit. Comprenez la mécanique du corps. J’ai étudié la plus grande partie de mon système de Xing Yi Quan, plus de 95% de celui-ci, en 5 ans, même si (et probablement parce que) l’instruction que j’ai reçue était très traditionnelle. Comment ai-je atteint cet objectif, et pourquoi cela devrait être la norme?

Cela va maintenant être expliqué.

 

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Un rapide article pour vous signaler la page consacrée au Tesshinkan : mon dojo privé.

Après de nombreux travaux, le dojo a enfin un nom et permet de pratiquer jujutsu, kenjutsu et tantojutsu à une courte distance de Paris (à Osny plus précisément).

Pour fêter ce nouveau nom, voici une petite série de photos des travaux.

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Pour tout renseignement sur la pratique au Tesshinkan, merci de me contacter.

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