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Posts Tagged ‘jujutsu’

Avant que je ne m’envole pour un stage à Uppsala, ville où vécut Takamura sensei pendant quelques années à son départ du Japon, j’en profite pour publier le poster du dojo. Un design relativement simple très inspiré de celui du groupe d’étude à Uppsala.

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Le Tesshinkan, dojo privé à Osny (95520), permet de d’apprendre l’école traditionnelle Takamura ha Shindo Yoshin ryu créée en 1864. Les cours assurés le vendredi soir et samedi matin (possibilité d’ouvrir aussi un cours le lundi soir) incluent la pratique du sabre à 2 (kenjutsu/kumitachi), le dégainage et la coupe du sabre (battojutsu/iaijutsu), le travail du déséquilibre, des projections et clefs (jujutsu) ainsi que diverses techniques de couteau (tantojutsu).

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Ceux qui ont suivi ce blog (et mon compte facebook) ont pu voir un dojo se construire, le Tesshinkan. Différent des salles multisports ou gymnases, on y trouvera bois, calligraphies suspendues au mur, rack d’armes, une certaine disposition de l’espace intérieur, le kamidana (l’ « étagère des kami ») et bien sûr le keikojo, cet aire d’entrainement recouvert de tatami (ou de bois) au centre du dojo. Mais pourquoi créer ce lieu alors que d’autres salles existent et peuvent servir de lieu d’entrainement (un simple jardin peut aussi faire l’affaire dans bien des cas) ?

Trois inspirations pour le Tessekishinkan : Katsunosuke Matsuoka, Yukiyoshi Takamura, Morihei Ueshiba

Trois inspirations pour le Tessekishinkan : Katsunosuke Matsuoka, Yukiyoshi Takamura, Morihei Ueshiba

Tout d’abord il faut revenir sur le but d’une école ancienne comme le Shindo Yoshin ryu. Dans son livre « Legacies of the sword », Karl F. Friday, Menkyo kaiden de Kashima shinryu indique que :

Dans leur essence, les ryuha sont intemporels, définis non pas par leurs membres mais par leur doctrine, ou ryugi – les enseignements à travers lesquels ils formulent leur art. Ils existent non pas pour élever les capacités physiques mais pour passer un savoir. Les compétences ne peuvent pas être enseignées ou apprises – elles ne peuvent seulement qu’être acquises par une longue pratique et un long entrainement. Les compétences sont pour une grande partie auto-découvertes, imposées aux élèves de l’intérieur, par leur propre aptitude et discipline. Mais le savoir peut être partagé. Les perceptions, inspirations, expériences et savoirs collectés pendant plus d’une vie peuvent être inculqués aux élèves de telle manière que chaque génération peut être construite sur les connaissances de ceux venus avant, et chaque nouvel élève n’aura alors pas à commencer le procédé de découverte de zéro.

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Un rapide article pour vous signaler la page consacrée au Tesshinkan : mon dojo privé.

Après de nombreux travaux, le dojo a enfin un nom et permet de pratiquer jujutsu, kenjutsu et tantojutsu à une courte distance de Paris (à Osny plus précisément).

Pour fêter ce nouveau nom, voici une petite série de photos des travaux.

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Pour tout renseignement sur la pratique au Tesshinkan, merci de me contacter.

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La structure. Si vous n’avez pas entendu ce mot récemment, soit vous ne pratiquez pas les arts martiaux depuis les dix dernières années (ou plus et vous avez raté ce post), soit … Il est temps de vous y intéresser. Pour discuter de son importance dans le cadre de nos pratiques martiales, je vous propose la traduction d’un post de Peter Boylan. Il transpose par ses mots exactement ce que j’ai pu ressentir de si nombreuses fois en saisissant Tobin Threadgill pour l’attaquer et me retrouvant sans structure stable pour employer ma puissance.

 

Les principes les plus essentiels en Budo: Structure

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.ca/2014/06/the-most-essential-principles-in-budo.html


Une question a été posée à un groupe de budo dont je fais partie,  demandant quels étaient les trois concepts les plus importants dans le budo. C’est une question intéressante. Quelles idées sont les plus fondamentales dans l’art que vous pratiquez ? Ces concepts sous-tendent et orientent votre entrainement. Ils dirigent le coeur de votre entrainement et contrôlent quel genre de choses vous pratiquez. Les gens ont proposé pas mal d’idées, y compris:

Gardez votre corps détendu.
Gardez toujours votre centre (ou être centré).
Gardez vos coudes vers le bas, et à proximité de votre corps.
Toujours essayer de contrôler le premier pas.

Beaucoup des idées proposées étaient spécifiques à l’Aïkido, qui est le but de ce groupe. Mes pensées sont plus générales et s’appliquent à toute forme de budo. Ma liste est structure / posture, distance et timing, dans cet ordre. Chaque concept est construit à partir du concept précédent, et sans l’utilisation efficace du concept précédent, le prochain ne peut pas être utilisé efficacement. Tous s’appliquent indépendamment du fait que vous faites du kung-fu, du judo, de la boxe, de l’aïkido, des épées, des bâtons ou des choses effrayantes comme le kusarigama. C’est ma liste, et je ne prétends pas que c’est définitif. Je vous l’offre dans l’espoir de susciter une bonne conversation et l’examen des éléments les plus importants de la pratique et de l’application martiale. J’avais pensé faire d’un seul post, mais il semble que je vais avoir donner à chacun son propre post.

Mon premier principe est la structure / posture. Sans une structure solide, connectée et soutenue vous ne pouvez pas accomplir quoi que ce soit. C’est pourquoi je ne plaisante qu’à moitié quand je dis que la seule chose que j’enseigne vraiment est marcher et respirer. Une bonne structure est ce qui permet le mouvement le plus rapide, le plus efficace, stable et solide. Si vous êtes vouté et roulez vos épaules, inclinant la tête vers le sol et ne vous soutenez pas, vous ne pouvez pas respirer profondément ou efficacement. Etre vouté et avoir une mauvaise posture compriment le torse de sorte qu’il ne peut pas contenir beaucoup d’air. Vous serez fatigué plus rapidement simplement parce que vous ne pouvez pas obtenir assez d’oxygène dans votre corps assez vite.

Etre avachi prive également le corps de son intégrité structurelle naturelle. Si vous êtes avachis, vous êtes déjà déséquilibré. Les gens du judo tiennent debout ou tombent sur ​​la base de leur équilibre, mais cela est vrai pour n’importe qui dans n’importe quel art. Si vous n’êtes pas équilibré, vous n’êtes pas stable dans au moins une direction.

 

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Invité par un professeur d’Aikido à participer à un cours sur le Kodokan goshin jutsu, j’ai revêtu mon plus beau judogi ce samedi et délaissé mon hakama. Voici donc l’occasion de parler du kodokan goshin jutsu… Mais goshin jutsu et aikido, kesako ?

Le Kodokan goshin jutsu est un kata de selfdefense du judo kodokan établi en 1956 par un groupe d’experts. Dernier kata créé, il a la particularité d’avoir reçu l’influence de Kenji Tomiki, 8e Dan de judo et 8e Dan d’Aikido (élève direct de Moreihei Ueshiba).

Kenji Tomiki, 8e dan d'aikido, 8e dan de judo et fondateur du style d'aikido Shodokan

Kenji Tomiki, 8e dan d’aikido, 8e dan de judo et fondateur du style d’aikido Shodokan. Copyright Aikidojournal.

Kenji Tomiki (1900-1979), débute l’Aikido auprès d’Ueshiba sensei en 1926 et commença le judo en 1928. Il enseigna l’Aikibudo (un des premiers noms de l’Aikido, différent de l’Aikibudo français), en Mandchourie de 1936 jusqu’à la fin de la guerre. Il reçut le 8e Dan d’Aikido en 1940 et le 8e Dan de judo en 1970. Fortement imprégné de la méthode Kano et de l’intérêt du randori libre, il voulut moderniser l’Aikido, il créa en ce sens son dojo pour expérimenter la compétition en Aikido : le shodokan dojo. L’Aikido du style Tomiki est à ce jour un des rares styles qui incorporent la compétition dans son cursus.

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Après les entrainements libres des enfants, ce weekend marqua le premier entrainement privé de Takamura ha shindo yoshin ryu (jujutsu) dans mon dojo à Osny. J’avais invité mon professeur portugais ainsi que quelques amis proches pour un weekend d’entrainement à quelques kilomètres de Paris.

Il y a toujours un parfum particulier à inviter pour la première fois son professeur, qui plus est pour ce que je nommerais l’inauguration de mon petit dojo. Le stress (car l’on veut toujours que tout soit parfait) laissa vite place à l’entrainement. Au final le dojo qui paraissait petit, peut permettre à 6 personnes de s’entrainer et j’ai encore de la place pour ajouter quelques tatamis. Mais le plus important, c’est qu’à peine les premiers kata déroulés, j’ai retrouvé la même sensation de pratique que dans les divers dojo de l’école, ce lieu qui recoupe rituel, pratique, et un certain état d’esprit.

Mon prochain article discutera certainement de cette atmosphère que l’on retrouve dans les koryu…

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Sogo bujutsu

Si le terme bujutsu n’est pas inconnu dans l’univers du budo, il est plus rare de rencontrer celui de sogo bujutsu.

Revenons d’abord sur bujutsu. Mot composé de bu, la guerre, et de jutsu, la technique, il se réfère aux techniques guerrières. On pourrait le traduire par art martial si on réduit ce dernier à sa dimension militaire (en excluant sa dimension défense civile voire de self-defense). Il est souvent employé à propos des arts japonnais anciens, ces derniers étant principalement destinés à la guerre avant l’époque Edo; période qui fut une longue période de paix où fleurît l’escrime civile et les jujutsu.

Nagamaki - une arme de champ de bataille

Nagamaki – une arme de champ de bataille

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