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Kyuzo Mifune

Extrait tiré de « The Essence of Judo »

Le travail du kuzushi m’a toujours fasciné, que ce soit pendant ma période d’Aikido ou aujourd’hui en Takamura ha Shindo Yoshin ryu.

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Technique supposée de Yoshin ryu, démontrée par des Tengu. Source : Classical fighting arts of Japan, de Serge Mol

Technique supposée de Yoshin ryu (jûjutsu), démontrée par des Tengu. Source : Classical fighting arts of Japan, de Serge Mol

J’ai régulièrement des questions concernant le jûjutsu. Nombre de personnes associent le jûjutsu avec une pratique de judo ou de lutte à laquelle on aurait ajouté des frappes « pieds/poings » pour avoir une selfdefense complète.

C’est souvent ce que vous trouverez derrière le terme jûjutsu de nombreux clubs. Ces synthèses, car il s’agit bien de celà (judo + atemi, judo/lutte + pieds/poings, etc…) sont très différentes par essence du jûjutsu traditionnel japonais. Les jûjutsu japonais (auxquels on ne devrait pas avoir besoin d’ajouter le qualicatif « traditionnel ») ont en réalité pour origine des écoles martiales anciennes, les koryu.

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Le rôle d’uke – celui qui reçoit la technique, en pratique celui aussi qui attaque, est majeur dans la progression de tori. Cela est particulièrement vrai dans le kata traditionnel japonais où uketachi (l’uke au sabre) est idéalement le plus avancé des deux pratiquants afin de gérer le rythme et la puissance des attaques. Le rôle de uketachi est primordial pour la progression de shitachi, son attaque conditionnant l’applicabilité de la technique et des principes du kata.

Voici la traduction d’un article de Peter Boylan du blog « The budo bum » qui traite de ce rôle difficile d’uke, à la fois agresseur dans le kata et élément indispensable à la progression.

uke_and_tori

Comment être un bon Uke

Par Peter Boylan. Avec sa permission pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.fr/2015/05/how-to-be-good-uke.html

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Sergent Dennis Dodd demonstrant comment prendre un avantage avec un contrôle mécanique. Source : wikimedia.

Sergent Dennis Dodd demonstrant comment prendre un avantage avec un contrôle mécanique. Source : wikimedia.

Une question récurrrente : on s’entraine, mais… Est-ce que cela marche ? L’incertitude de la réponse pousse de nombreux pratiquants à papillonner de pratiques en pratiques à la recherche d’une affirmation acceptable. Wayne Muromoto nous expose son point de vue sur ce sujet et comment l’état d’esprit du guerrier conditionne l’efficacité de l’entrainement.

 

Mais… Est-ce que cela marche ? – Le mental du guerrier
Par Wayne Muromoto. Traduit et re-édité avec la permission exclusive de Wayne Muromoto, tous droits réservés. Article original « But… Does it work ? The warrior’s mind ».

 

L’autre jour, je suis passé devant un dojo où un groupe d’étudiants de karaté pratiquaient consciencieusement leurs coups de pied et de poing. Ils avaient l’air très bien dans leur beau karategi blanc traditionnel, mais après quelques secondes d’observation, j’ai présumé qu’aucun d’entre eux, même pas leur instructeur ceinture noire, n’avait un coup de pied ou de poing qui me ferait chavirer d’un « coup fatal ». Et c’est peu dire, parce que je suis un vieux bonhomme vieillissant de plus de 50 ans.

Alors … Est-ce que le karaté traditionnel ne fonctionne PAS ? Est-il vrai que les seuls arts martiaux vraiment applicables sont ceux, plus « rock and roll » où vous vous projetez, mélez et faite la différence, comme le judo ou le jujutsu brésilien, ou les pratiques de type MMA ?

Eh bien, puisque ceci est mon blog et mon avis (the classic budoka), je dirais que pour la majorité des gens dans un dojo comme celui que je ai vu, pas vraiment. Mais de peur que vous pensiez que Wayne est passé du côté obscur de la force, je dirais que peut-être presque le même pourcentage de pratiquants de MMA et d’autres arts martiaux non traditionnels est également incapable de vraiment faire la différence.

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L’entrainement dur et physique où on donne le maximum de puissance et de vitesse à nos mouvements est souvent le cliché qu’ont les gens d’un entrainement « qui marche » ou qui donnerait les meilleurs résultats. Cette image dans le pire des cas amène à décrier certains arts martiaux ayant une approche moins « dure » (l’Aikido étant souvent cité en exemple). Dans un moindre mal elle génère chez le débutant (et les moins débutants) une volonté de rapidement incorporer de la vitesse ou de la force (parfois à l’aide de la musculation)… Mais ce qui parait au départ sans conséquence (argumentant inconsciemment que « j’apprendrais à être plus souple, plus fin lorsque l’énergie de la jeunesse déclinera »), pourrait s’avérer beaucoup plus problématique dans la progression dans son art à long terme.

Pour traiter de ce sujet, je vous propose la traduction de « Training Hard And Training Well Are Not The Same Thing » du site The Budo Bum. Peter Boylan est un pratiquant de koryu et aussi un adepte de longue date du judo.

 

Bien s’entrainer et s’entrainer durement ne sont pas la même chose.

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.fr/2014/07/training-hard-and-training-well-are-not.html.

Nous voulons tirer le meilleur parti de notre entrainement. Nous recherchons des gens qui s’entraînent dur et constamment se dépassent. Il semble évident que le plus dur vous vous entraînez, le meilleur vous serez. En judo, nous respectons les gens qui s’entraînent durement avec plus d’intensité que quiconque. Et toute cette sueur dégoulinante sur ​​le tapis doit bien signifier quelque chose, n’est-ce pas?

Je pratiquais le piano et j’ai été frappé de constater qu’une de mes faiblesses était identique aux problèmes que la plupart d’entre nous ont au dojo en pratiquant le budo. Toute pratique n’est pas égale. Certains types de pratique donnent des rendements bien supérieurs sur le temps et par rapport aux efforts investis que les autres types d’entrainement. De mauvaises habitudes d’entrainement ou techniques sont une perte de temps. Pire, elles peuvent conduire à enraciner de mauvaises habitudes et techniques qui nous rendent plus mauvais à ce que nous étudions qu’avant que nous nous entrainions.

« FuseesLiszt » par Franz Liszt — Travail personnel. Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0-2.5-2.0-1.0 via Wikimedia Commons - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:FuseesLiszt.JPG#mediaviewer/Fichier:FuseesLiszt.JPG

Etudes au piano : « FuseesLiszt » par Franz Liszt — Travail personnel. Wikimedia Commons – http://commons.wikimedia.org/wiki/File:FuseesLiszt.JPG#mediaviewer/Fichier:FuseesLiszt.JPG

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La structure. Si vous n’avez pas entendu ce mot récemment, soit vous ne pratiquez pas les arts martiaux depuis les dix dernières années (ou plus et vous avez raté ce post), soit … Il est temps de vous y intéresser. Pour discuter de son importance dans le cadre de nos pratiques martiales, je vous propose la traduction d’un post de Peter Boylan. Il transpose par ses mots exactement ce que j’ai pu ressentir de si nombreuses fois en saisissant Tobin Threadgill pour l’attaquer et me retrouvant sans structure stable pour employer ma puissance.

 

Les principes les plus essentiels en Budo: Structure

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.ca/2014/06/the-most-essential-principles-in-budo.html


Une question a été posée à un groupe de budo dont je fais partie,  demandant quels étaient les trois concepts les plus importants dans le budo. C’est une question intéressante. Quelles idées sont les plus fondamentales dans l’art que vous pratiquez ? Ces concepts sous-tendent et orientent votre entrainement. Ils dirigent le coeur de votre entrainement et contrôlent quel genre de choses vous pratiquez. Les gens ont proposé pas mal d’idées, y compris:

Gardez votre corps détendu.
Gardez toujours votre centre (ou être centré).
Gardez vos coudes vers le bas, et à proximité de votre corps.
Toujours essayer de contrôler le premier pas.

Beaucoup des idées proposées étaient spécifiques à l’Aïkido, qui est le but de ce groupe. Mes pensées sont plus générales et s’appliquent à toute forme de budo. Ma liste est structure / posture, distance et timing, dans cet ordre. Chaque concept est construit à partir du concept précédent, et sans l’utilisation efficace du concept précédent, le prochain ne peut pas être utilisé efficacement. Tous s’appliquent indépendamment du fait que vous faites du kung-fu, du judo, de la boxe, de l’aïkido, des épées, des bâtons ou des choses effrayantes comme le kusarigama. C’est ma liste, et je ne prétends pas que c’est définitif. Je vous l’offre dans l’espoir de susciter une bonne conversation et l’examen des éléments les plus importants de la pratique et de l’application martiale. J’avais pensé faire d’un seul post, mais il semble que je vais avoir donner à chacun son propre post.

Mon premier principe est la structure / posture. Sans une structure solide, connectée et soutenue vous ne pouvez pas accomplir quoi que ce soit. C’est pourquoi je ne plaisante qu’à moitié quand je dis que la seule chose que j’enseigne vraiment est marcher et respirer. Une bonne structure est ce qui permet le mouvement le plus rapide, le plus efficace, stable et solide. Si vous êtes vouté et roulez vos épaules, inclinant la tête vers le sol et ne vous soutenez pas, vous ne pouvez pas respirer profondément ou efficacement. Etre vouté et avoir une mauvaise posture compriment le torse de sorte qu’il ne peut pas contenir beaucoup d’air. Vous serez fatigué plus rapidement simplement parce que vous ne pouvez pas obtenir assez d’oxygène dans votre corps assez vite.

Etre avachi prive également le corps de son intégrité structurelle naturelle. Si vous êtes avachis, vous êtes déjà déséquilibré. Les gens du judo tiennent debout ou tombent sur ​​la base de leur équilibre, mais cela est vrai pour n’importe qui dans n’importe quel art. Si vous n’êtes pas équilibré, vous n’êtes pas stable dans au moins une direction.

 

slouch alexander technique

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Invité par un professeur d’Aikido à participer à un cours sur le Kodokan goshin jutsu, j’ai revêtu mon plus beau judogi ce samedi et délaissé mon hakama. Voici donc l’occasion de parler du kodokan goshin jutsu… Mais goshin jutsu et aikido, kesako ?

Le Kodokan goshin jutsu est un kata de selfdefense du judo kodokan établi en 1956 par un groupe d’experts. Dernier kata créé, il a la particularité d’avoir reçu l’influence de Kenji Tomiki, 8e Dan de judo et 8e Dan d’Aikido (élève direct de Moreihei Ueshiba).

Kenji Tomiki, 8e dan d'aikido, 8e dan de judo et fondateur du style d'aikido Shodokan

Kenji Tomiki, 8e dan d’aikido, 8e dan de judo et fondateur du style d’aikido Shodokan. Copyright Aikidojournal.

Kenji Tomiki (1900-1979), débute l’Aikido auprès d’Ueshiba sensei en 1926 et commença le judo en 1928. Il enseigna l’Aikibudo (un des premiers noms de l’Aikido, différent de l’Aikibudo français), en Mandchourie de 1936 jusqu’à la fin de la guerre. Il reçut le 8e Dan d’Aikido en 1940 et le 8e Dan de judo en 1970. Fortement imprégné de la méthode Kano et de l’intérêt du randori libre, il voulut moderniser l’Aikido, il créa en ce sens son dojo pour expérimenter la compétition en Aikido : le shodokan dojo. L’Aikido du style Tomiki est à ce jour un des rares styles qui incorporent la compétition dans son cursus.

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