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Posts Tagged ‘entrainement’

Gekiken, ancêtre du kendo trés répandu à l'époque Edo comme méthode d'entrainement. On notera la longueur des tsuka.

Gekiken, ancêtre du kendo très répandu à l’époque Edo comme méthode d’entrainement.

 

Le musha shugyo est le voyage à la fois physique et spirituel que pouvait entreprendre un guerrier (mais pas que) pour parfaire son art. Cet élément a souvent été repris dans des films pour mettre en scène de nombreux combats et des dojo yaburi. Mais la fiction est-elle proche de la réalité historique ? Il nous reste un certain nombre de journal de ces musha shugyo, celui de Muta Bunnosuke est l’un d’eux et présente l’intérêt de nous donner quelques indices sur le monde du kenjutsu de la fin de l’époque Edo.

Le document traduit initialement par Sandro Furzi introduit l’époque de ce musha shugyo mais aussi les pratiques en vigueur. Je leur remercie pour son autorisation à traduire ce texte en français et j’espère que les lecteurs auront par ce biais un élément supplémentaire pour se représenter l’univers des koryu et du kenjutsu à la fin de l’époque médiévale japonaise.

Lien vers le document en français : Shokoku Kaireki Nichiroku. Bonne lecture.

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Les budo japonais et les écoles classiques reposent principalement sur le kata pour transmettre leur savoir. Ces séquences codifiées permettent l’intégration de principes de l’école pour l’application au combat (qu’il soit sur un champ de bataille, un duel civil ou une situation de self-defense urbaine selon le contexte de l’école). Ces compétences ne pourront être exploitées que si le pratiquant arrive à gérer le stress lié au chaos du conflit. Or cette exposition au stress voire l’entrainement sous stress est très souvent absente des dojo d’arts martiaux traditionnels.

L'effet tunnel, un des effets sous stress. (Source images : wikipedia)

L’effet tunnel, un des effets sous stress. (Source images : wikipedia)

Dans l’article suivant Tobin Threadgill discute des éléments permettant d’intégrer ce conditionnement au stress dans le Takamura ha Shindo Yoshin ryu et de l’importance de cet aspect de la pratique pour conserver un art martial fidèle à ses origines.

Petit avertissement avant lecture : les pistes décrites dans cet article ne doivent être mises en oeuvre dans votre entrainement que sous l’égide d’un instructeur qualifié et compétent.

Le conditionnement au stress psycho-chimique en budo

Par Tobin Threadgill, kaicho du Takamura ha Shindo Yoshin ryu, avec sa permission pour la traduction.

Source : Psycho-chemical stress conditioning in budo.

Une de mes amies proches nommée Meg Hinkley dirige le programme de

Toby Threadgill

Toby Threadgill

self-defense pour femmes à Dallas, au Texas, appelé Athena’s Strategies. Elle est une pratiquante de longue date des arts martiaux et possède une connaissance unique dans la dynamique réelle d’assaut des femmes et de leur self-défense. Il y a plusieurs années, elle m’a demandé de l’aider à évaluer son programme et parfois aider à sa mise en œuvre. C’est un programme impressionnant. Athena’s Strategies est parmi les rares programmes de self-défense que je recommande sans réserve. Une grande partie du programme implique la présentation de faits et de données qui chassent beaucoup de mythes couramment associés à l’agression physique et sexuelle des femmes. Le reste du programme aborde les aspects physiques de l’agression violente dans un processus qui dépasse pratiquement toutes les formes communes de l’étude de budo dans son efficacité à appliquer réalistiquement la self-défense. Cet avantage existe parce que le programme de Megs confronte sans sourciller ses participants à la réponse psycho – chimique au stress – ce que je appelle PCS (NdT : Psycho-Chemical Stress, stress psycho-chimique).

D’une manière générale, il y a un manque important d’enseignement efficace pour faire face aux stress physiologiques et psychologiques qui se produisent pendant tous les conflits physiques. Pour dire la vérité, la plupart des instructeurs hautement cotées dans le budo n’ont pratiquement aucune expérience avec les symptômes du PCS et beaucoup refusent même de reconnaître ses effets débilitants.

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Sergent Dennis Dodd demonstrant comment prendre un avantage avec un contrôle mécanique. Source : wikimedia.

Sergent Dennis Dodd demonstrant comment prendre un avantage avec un contrôle mécanique. Source : wikimedia.

Une question récurrrente : on s’entraine, mais… Est-ce que cela marche ? L’incertitude de la réponse pousse de nombreux pratiquants à papillonner de pratiques en pratiques à la recherche d’une affirmation acceptable. Wayne Muromoto nous expose son point de vue sur ce sujet et comment l’état d’esprit du guerrier conditionne l’efficacité de l’entrainement.

 

Mais… Est-ce que cela marche ? – Le mental du guerrier
Par Wayne Muromoto. Traduit et re-édité avec la permission exclusive de Wayne Muromoto, tous droits réservés. Article original « But… Does it work ? The warrior’s mind ».

 

L’autre jour, je suis passé devant un dojo où un groupe d’étudiants de karaté pratiquaient consciencieusement leurs coups de pied et de poing. Ils avaient l’air très bien dans leur beau karategi blanc traditionnel, mais après quelques secondes d’observation, j’ai présumé qu’aucun d’entre eux, même pas leur instructeur ceinture noire, n’avait un coup de pied ou de poing qui me ferait chavirer d’un « coup fatal ». Et c’est peu dire, parce que je suis un vieux bonhomme vieillissant de plus de 50 ans.

Alors … Est-ce que le karaté traditionnel ne fonctionne PAS ? Est-il vrai que les seuls arts martiaux vraiment applicables sont ceux, plus « rock and roll » où vous vous projetez, mélez et faite la différence, comme le judo ou le jujutsu brésilien, ou les pratiques de type MMA ?

Eh bien, puisque ceci est mon blog et mon avis (the classic budoka), je dirais que pour la majorité des gens dans un dojo comme celui que je ai vu, pas vraiment. Mais de peur que vous pensiez que Wayne est passé du côté obscur de la force, je dirais que peut-être presque le même pourcentage de pratiquants de MMA et d’autres arts martiaux non traditionnels est également incapable de vraiment faire la différence.

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Suite à son post sur le fait de s’entrainer durement, Peter Boylan a écrit un deuxième article pour expliciter la manière d’arriver à s’entrainer progressivement avec plus d’intensité. Cet article centré autour de la maxime « rapide est lent et lent est rapide« , aborde aussi le rôle des anciens (élèves avancés / sempai) dans la qualité de l’entrainement réalisé. Un sujet très intéressant qui fait écho au questionnement de comment s’entrainer pour progresser à tout niveau.

 

Quand il s’agit d’entrainement, rapide est lent et lent est rapide.

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.jp/2014/07/when-it-comes-to-training-fast-is-slow.html.

 

Road leading to the ocean with 'slow' painted on it

 

Dans mon dernier post, je parlais d’erreurs que les gens font dans la pratique, et il semble que j’ai donné l’impression que je pense que l’entrainement dur est toujours mauvais. Après avoir relu ce que j’ai écrit, je peux voir comment cela est arrivé. J’ai passé la plupart de l’article à parler des problèmes de l’entrainement dur, et seulement quelques lignes – que je répète ci-dessous – sur la façon de s’entraîner dur correctement.

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L’entrainement dur et physique où on donne le maximum de puissance et de vitesse à nos mouvements est souvent le cliché qu’ont les gens d’un entrainement « qui marche » ou qui donnerait les meilleurs résultats. Cette image dans le pire des cas amène à décrier certains arts martiaux ayant une approche moins « dure » (l’Aikido étant souvent cité en exemple). Dans un moindre mal elle génère chez le débutant (et les moins débutants) une volonté de rapidement incorporer de la vitesse ou de la force (parfois à l’aide de la musculation)… Mais ce qui parait au départ sans conséquence (argumentant inconsciemment que « j’apprendrais à être plus souple, plus fin lorsque l’énergie de la jeunesse déclinera »), pourrait s’avérer beaucoup plus problématique dans la progression dans son art à long terme.

Pour traiter de ce sujet, je vous propose la traduction de « Training Hard And Training Well Are Not The Same Thing » du site The Budo Bum. Peter Boylan est un pratiquant de koryu et aussi un adepte de longue date du judo.

 

Bien s’entrainer et s’entrainer durement ne sont pas la même chose.

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.fr/2014/07/training-hard-and-training-well-are-not.html.

Nous voulons tirer le meilleur parti de notre entrainement. Nous recherchons des gens qui s’entraînent dur et constamment se dépassent. Il semble évident que le plus dur vous vous entraînez, le meilleur vous serez. En judo, nous respectons les gens qui s’entraînent durement avec plus d’intensité que quiconque. Et toute cette sueur dégoulinante sur ​​le tapis doit bien signifier quelque chose, n’est-ce pas?

Je pratiquais le piano et j’ai été frappé de constater qu’une de mes faiblesses était identique aux problèmes que la plupart d’entre nous ont au dojo en pratiquant le budo. Toute pratique n’est pas égale. Certains types de pratique donnent des rendements bien supérieurs sur le temps et par rapport aux efforts investis que les autres types d’entrainement. De mauvaises habitudes d’entrainement ou techniques sont une perte de temps. Pire, elles peuvent conduire à enraciner de mauvaises habitudes et techniques qui nous rendent plus mauvais à ce que nous étudions qu’avant que nous nous entrainions.

« FuseesLiszt » par Franz Liszt — Travail personnel. Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0-2.5-2.0-1.0 via Wikimedia Commons - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:FuseesLiszt.JPG#mediaviewer/Fichier:FuseesLiszt.JPG

Etudes au piano : « FuseesLiszt » par Franz Liszt — Travail personnel. Wikimedia Commons – http://commons.wikimedia.org/wiki/File:FuseesLiszt.JPG#mediaviewer/Fichier:FuseesLiszt.JPG

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Ce mois-ci est sorti le 5ième numéro de Dragon Hors Série aikido. Son sujet est « le travail individuel ».

M1958

Dragon Hors série Aikido n°5 – Le travail individuel

Initialement son rédacteur en chef, Léo Tamaki, m’avait proposé d’écrire un article sur le sujet par rapport à mon école, sachant que cette dernière comporte à la fois des kata à deux et des kata en solo. Ne souhaitant pas exposer un point de vue personnel et limité, j’avais proposé le sujet au responsable de notre école. Malheureusement des événements malheureux en cette fin de printemps n’ont pas permis à cet article de se réaliser.

Mais ce petit retour d’expérience que je ne trouvais pas assez signifiant pour participer à l’édition de ce Dragon, trouve plus naturellement sa place sur mon blog personnel. Je vais donc dans cet article parler de mon expérience du travail individuel.

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Du temps de pratique…

Horloge astronomique - Prague

Horloge astronomique – Prague

L’entrainement s’inscrit dans un quotidien toujours gourmant en temps. Il faut croire que le sujet est globalisé puisque le monde éducatif/enseignant est en pleine réforme des « rythmes scolaires », sujet douloureux que je laisserais içi de côté. Selon la période la vie, nous avons tous un travail (plusieurs ?) à assurer, une famille, des enfants (?), un(e) conjoint(e) et des relations sociales à développer (je n’ose penser à la qualité d’un enseignant qui ferait l’impasse sur ce point). La pratique assidue d’un art martial n’est pas toujours aisée.

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