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Posts Tagged ‘bujutsu’

Les périodes difficiles ont le secret de vous rappeler ce qui soude les éléments d’un groupe. Dean Sutter, pratiquant de Takamura ha Shindo Yoshin ryu en Nouvelle-Zélande, nous rappelle ce que représente le fait de faire partie d’un koryu. Bien que séparés de plusieurs milliers de kilomètres, nous partageons cette même expérience…

Stage intensive Shoden du hombu dojo (2014)

Stage intensive Shoden du hombu dojo (2014)

Qu’est-ce que cela signifie de faire partie d’un koryu-bujutsu.

Avec la permission de Dean Sutter pour la traduction, article original : http://budochronicle.blogspot.fr/2015/07/what-it-means-to-be-part-of-koryu.html.

J’ai pratiqué l’aïkido pendant environ neuf ans et demi. J’ai été introduit aux arts martiaux par un collègue de travail et j’ai pensé que je pouvais y jeter un oeil. J’ai commencé avec l’idée que je continuerais jusqu’à ce que la vie s’interpose. Je suis devenu obsédé par l’entrainement, j’étais jeune, célibataire et avais du temps. Au cours de ces années, j’ai rencontré beaucoup de gens. La plupart d’entre eux par le dojo où je m’entraîne mais aussi lors de la visite d’autres dojo ou à des stages. J’ai aimé apprendre à travailler avec d’autres personnes et découvert comment persévérer à travers mes propres limites et frustrations. Je me suis lié d’amitié, mais les membres de mon dojo étaient comme des collègues de travail. Des gens qui avaient les mêmes intérêts que moi. Certains sont devenus des amis à long terme, mais pas la plupart.

L’Aïkido m’a appris à apprendre un art martial. Puis je suis entré dans un koryu bujutsu.

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Décrire auprès du public le ressenti de la pratique au sein d’une koryu est difficile, ça l’est peut-être encore plus auprès des budokas modernes. Pour parler de ce qui nous pousse à nous y entrainer j’ai préféré laisser parler des gens plus expérimentés que moi.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Wayne Muromoto est l’ancien éditeur de Furyu et Furyu online. Il est aussi pratiquant de Chado (cérémonie du thé), possède la licence chu-mokuroku dans l’école Bitchu-den Takeuchi-ryu et est un élève de Ohmori Maso en Muso Jikiden Eishin ryu iaijutsu. De plus, il a de l’expérience en judo, aikido, karatedo, t’ai chi ch’uan, jodo, kendo et iaido (sandan dans ce dernier art).

L’article qui suit est une traduction de « The « Feeling » of koryu budo » de Wayne Muromoto.

Le Yagyu-ryu Shinkage était un style d'épée appris aux shoguns Tokugawa, d'où l'accent mis sur l'étiquette et la finesse.

Le Yagyu-ryu Shinkage était un style d’épée appris aux shoguns Tokugawa, d’où l’accent mis sur l’étiquette et la finesse.

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Une caraque portugaise à Nagasaki, XVIIe siècle. (Les Portuguais échangaient avec le Japon dès le XVIe siècle)

Une caraque portugaise à Nagasaki, XVIIe siècle. (Les Portuguais échangaient avec le Japon dès le XVIe siècle)

Le Portugal… Le soleil et l’océan, une vie agréable bien aidée par un climat avantageux. Grands marins, ils furent les premiers européens à entrer en contact avec l’archipel du Japon (Fernão Mendes Pinto, en 1543). Les Japonnais en garderont un souvenir jusqu’à nos jours avec le classique plat de Tempura, un beignet se rapprochant de l’actuel peixinhos da horta.

Tempura au Japon

Tempura au Japon

Malgré ce glorieux passé, l’extrémité de la péninsule ibérique semble moins pourvue que les autres européens en écoles japonaises anciennes (Koryu).

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Sogo bujutsu

Si le terme bujutsu n’est pas inconnu dans l’univers du budo, il est plus rare de rencontrer celui de sogo bujutsu.

Revenons d’abord sur bujutsu. Mot composé de bu, la guerre, et de jutsu, la technique, il se réfère aux techniques guerrières. On pourrait le traduire par art martial si on réduit ce dernier à sa dimension militaire (en excluant sa dimension défense civile voire de self-defense). Il est souvent employé à propos des arts japonnais anciens, ces derniers étant principalement destinés à la guerre avant l’époque Edo; période qui fut une longue période de paix où fleurît l’escrime civile et les jujutsu.

Nagamaki - une arme de champ de bataille

Nagamaki – une arme de champ de bataille

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Bujutsu ? Budo ?

Ashigaru dans un bujutsu pré-moderne

Ashigaru dans un bujutsu pré-moderne

S’il y a bien une dichotomie que rencontre régulièrement le pratiquant d’arts martiaux c’est celle entre bujutsu et budo. Le bujutsu serait la pratique avec une finalité de combat, le Budo quand à lui se focaliserait sur le développement spirituel de la personne sous forme de voie martiale. On pourrait même élaborer de nombreuses théories en s’appuyant sur les kanji de ces mots (oubliant presque que le mot vient nommer une chose préexistante et n’être qu’un moyen de communiquer imparfaitement et contextuellement une réalité – à ce titre, le terme aiki fut employé bien avant son utilisation par le budo concerné). Cette dichotomie semble intéresser bien plus les occidentaux que les japonais eux-mêmes, ces derniers employant souvent l’un ou l’autre de ces termes selon le point sur lequel ils souhaitent insister.

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Lors du dernier stage en Allemagne nous avons pu admirer quelques photos du tournage du film « Les 7 samouraïs » que possédait Takamura sensei. Ces photos lui furent offertes par Yoshio Sugino, chorégraphe pour les combats de ce film. Yoshio Sugino fut un maître renommé d’arts martiaux, tout d’abord judoka il se tourna ensuite vers le Katori shinto ryu. Il pratiqua aussi l’aikido et possédait une licence de Yoshin ryu. Le texte qui suit est la première partie d’une traduction de l’article « The Last Swordsman: The Yoshio Sugino Story » paru dans le numéro 110 d’Aikidojournal (1996). Il est à noter que Sugino sensei nous a quitté en juin 1998 à l’âge de 94 ans.

Cette première partie se concentre sur les débuts de Yoshio Sugino.

Parmi des photos appartenant à Takamura sensei, des photos du tournage des 7 samouraïs

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« The Last Swordsman: The Yoshio Sugino Story »

par Tsukasa Matsuzaki. Original: http://www.aikidojournal.com/article.php?articleID=3

Avec l’aimable autorisation de Stanley Pranin pour la traduction sur ce site.

Sugino sensei

Yoshio Sugino, épéiste de Tenshin Shoden Katori Shinto-ryu, est respecté dans le monde entier comme l’un des vétérans dans le monde du kobujutsu japonais (arts martiaux classiques). Né en 1904, sa vie a évolué en parallèle du développement du Japon moderne, et pendant ce temps, il a eu la chance de connaître et d’étudier avec de nombreux maîtres légendaires de ce siècle.

Il a également conseillé martialement les films historiques japonais les plus populaires, y compris le film d’Akira Kurosawa « Les Sept Samouraïs », ajoutant dynamisme et réalité à des scènes chorégraphiques mal posées et stylisées. Il est également apparu fréquemment dans les médias en tant que représentant du milieu du kobujutsu japonais. De telle sorte qu’il a beaucoup contribué à  l’introduction des merveilleux aspects des arts martiaux japonais auprès du public. Mais en dépit des énormes services rendus par Sugino au monde du budo, les informations sur lui sont limitées à des interviews fragmentées et des articles de vulgarisation qui ne permettent pas d’établir un portrait réaliste de l’homme lui-même, de ses origines et de son histoire. Dans cette série je reviens sur la vie de Sugino Sensei et les chemins qu’il a pris, tout en présentant en cours de route quelques-unes des réflexions sur le bujutsu qu’il a développées au cours de ses 92 années.

En Novembre 1995 Yoshio Sugino remarqua soudainement une sensation bizarre dans son bras gauche pendant la lecture d’un livre à son domicile de Kawasaki, un sentiment qui lui a fait dire que quelque chose n’allait pas. Le bras avait perdu toute sensation et son coude, son poignet et ses doigts étaient devenus inertes comme une poupée. Comme si la chair n’était plus la sienne, il ne pouvait plus du tout exercer de force dans le bras. Les yeux fixés sur son bras inutile, il a été choqué de voir que sur toute la longueur de celui-ci, à partir de la partie supérieure du bras jusqu’à l’arrière de la main et même la paume, il avait tourné à une nuance de blanc cadavérique. Il ne savait que trop bien que sa condition physique n’était pas des meilleures. L’été précédent, il était tombé à son domicile et s’était cogné la tête, les médecins lui avaient ordonné de renoncer à son cher entraînement de budo. Et maintenant ça! « Peut-être que ce sont les nerfs », pensait-il. « Il doit y avoir quelque chose qui ne va pas avec les nerfs. »

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Avec la période de fin d’année et de ce début d’année 2012, période transitoire que l’on associe toujours aux changements (ne fussent-ils que par de simples résolutions vite oubliées), voici aujourd’hui une traduction d’un article traitant de la problématique du changement technique au sein des arts martiaux et plus précisément dans le Takamura ha Shindo Yoshin ryu.

Article original en anglais : Budo and its struggle with creativity and change.

Toby Threadgill

Pour plus d’informations sur le Takamura ha Shindo Yoshin ryu, visitez ce site : http://www.shinyokai.com/
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Le Budo et sa lutte avec la créativité et le changement

Par Toby Threadgill (Autorisation de traduction pour ce site par Mr Threadgill)
Depuis que j’ai pris les rênes de la Takamura ha Shindo Yoshin Kai en 2003, je réfléchis à une voie pour l’avenir qui honorera l’héritage qui m’a été confié par mon professeur Yukyoshi Takamura. Un sujet qui a réclamé toute mon attention est le risque associé à la créativité et au changement. Le défi que l’avenir présente à un système classique de budo est un sujet complexe. La tradition veut que le Bujutsu classique soit enseigné exactement comme il fut appris. Pour cette raison, le changement rencontre souvent de la résistance et est souvent considéré comme une dégénérescence. A la surface, la résistance au changement semble être une stratégie prudente à suivre, mais cela a souvent abouti à une stagnation technique et à l’extinction du ryu. Pourquoi? Parce qu’aucun enseignant quelque soit son dévouement ou ses capacités d’enseignement ne peut transmettre 100% de ses connaissances. Cela signifie que quelque chose est inévitablement perdue à chaque nouvelle génération. Comment une ryuha fait face à cette perte de connaissance est extrêmement important pour sa survie à long terme. Plus exactement, qu’est-ce qui remplace cette connaissance et ce savoir perdu ? Qui prend la décision sur la façon de remplacer la connaissance perdue dans un ryu?

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