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Le workshop 2015 marque la confirmation de différents événements pour l’année 2016. Le premier d’entre eux pour les pratiquants français étant la venue pour la première fois en France de Tobin Threadgill pour un stage de l’école Takamura ha Shindo Yoshin ryu.

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L’Atemi

L’atemi – l’art de la frappe – est une composante très présente dans les budo japonais. Il est évidemment central en karaté mais aussi très présent en Aikido avec la maxime « Irimi-Atemi ». Dans ce dernier il est même dit qu’en combat réel 70 % de l’aikido serait atemi. Les pourcentages varient et la phrase serait plutôt de Shioda sensei mais l’idée est là.

Si les arts martiaux anciens sont centrés autour des armes, certaines écoles de jujutsu incorporent aussi une telle utilisation du corps et l’ont transmises à leurs descendants.

C’est ce panorama de l’atemi dans les arts martiaux japonais que vous propose Marco Pinto dans l’article suivant (publié initialement dans le Hors série 8 du magazine Dragon).

L’Atemi dans le budo japonais
Par Marco Pinto

Atemi

Le mot atemi 当て身 est compris dans la plupart des milieux d’arts martiaux comme un coup donné au corps. En fait c’est un mot (contrairement à d’autres de la terminologie des arts martiaux) dont nous pouvons obtenir une traduction très proche et claire, ainsi le kanji 当て (contre) 身 (corps), littéralement « contre le corps » nous transmet l’idée d’un coup ou d’une frappe au corps.

Marco Pinto démontrant nagashi, principe du wado ryu

Marco Pinto démontrant nagashi, principe du wado ryu

Les atemi sont utilisés dans tous les arts martiaux (ou presque) et ils peuvent être employés à différents stades d’exécution de la technique. Ils peuvent aussi être délivrés à différentes parties du corps et avec différentes parties du corps. Ils peuvent même être eux-mêmes la technique.

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Takemikazuchi-no-mikoto, patron des arts martiaux japonais

Takemikazuchi-no-mikoto, patron des arts martiaux japonais

Cet article est né de multiples conversations avec des pratiquants de budo moderne. Si tous pratiquaient un art en lien avec l’archipel japonais, nombreux sont ceux qui révisaient allégrement l’Histoire. Le pratiquant passionné ne trouvera donc rien de nouveau dans cet article, mais une petite synthèse ne fait jamais de mal.

Il est difficile de dater l’apparition des arts martiaux au Japon. L’art de la guerre émerge rapidement lors des conflits entre peuplades. Les premières traces de traditions formalisées apparaissent avec les koryu, des écoles d’armes destinées aux guerriers professionnels, mais on sait que les pratiques de l’art de la guerre existaient avant leur formalisation. Ces traditions restent néanmoins attachées dans leur transmission à la caste des samurai. Cette dernière semblent naitre à la fin de l’époque Nara (710-794) du besoin impérial de conquérir des terres aux Ainous. Fin 8ième siècle, début 9ième, l’empereur Kammu crée le titre de sei’i-taishōgun ou shōgun, commandant général des armées afin d’aller vaincre les Emishi au nord-est du Honshu. Bien que ce titre soit temporaire et sous le pouvoir impérial, le déclin de l’influence de l’empereur face à des clans locaux aboutit en 1192 à offrir un rôle politique aux guerriers professionnels. Le bakufu, un gouvernement militaire avec à sa tête le Shogun, fut mis en place et subsistera jusqu’en 1868. Cette période du Shogunat (1192-1868) place donc les samurai (ou plus précisément les bushi – les samurai n’étant qu’un rang parmi ces derniers) à la tête de la scène politique.

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Lors de la publication de sa nouvelle édition du livre « Old school », Ellis Amdur a accordé une pasionnante interview sur les koryu à son éditeur Freelance Academy press. Dans ce long entretien divers sujets sont brossés, des différences au coeur des budo modernes et koryu jusqu’à la transmission martiale que ce soit au sein des koryu mais aussi des arts martiaux européens puisque Freelance Academy press est à la base spécialisé dans les arts martiaux historiques européens. Une interview à lire et à déguster…

Ellis Amdur s'entrainant avec Bruce Bookman

Ellis Amdur s’entrainant avec Bruce Bookman

Being old school : interview d’Ellis Amdur sur les arts martiaux classiques du Japon

Avec la permission de Freelance Academy press et Ellis Amdur pour la traduction.

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Les budo japonais et les écoles classiques reposent principalement sur le kata pour transmettre leur savoir. Ces séquences codifiées permettent l’intégration de principes de l’école pour l’application au combat (qu’il soit sur un champ de bataille, un duel civil ou une situation de self-defense urbaine selon le contexte de l’école). Ces compétences ne pourront être exploitées que si le pratiquant arrive à gérer le stress lié au chaos du conflit. Or cette exposition au stress voire l’entrainement sous stress est très souvent absente des dojo d’arts martiaux traditionnels.

L'effet tunnel, un des effets sous stress. (Source images : wikipedia)

L’effet tunnel, un des effets sous stress. (Source images : wikipedia)

Dans l’article suivant Tobin Threadgill discute des éléments permettant d’intégrer ce conditionnement au stress dans le Takamura ha Shindo Yoshin ryu et de l’importance de cet aspect de la pratique pour conserver un art martial fidèle à ses origines.

Petit avertissement avant lecture : les pistes décrites dans cet article ne doivent être mises en oeuvre dans votre entrainement que sous l’égide d’un instructeur qualifié et compétent.

Le conditionnement au stress psycho-chimique en budo

Par Tobin Threadgill, kaicho du Takamura ha Shindo Yoshin ryu, avec sa permission pour la traduction.

Source : Psycho-chemical stress conditioning in budo.

Une de mes amies proches nommée Meg Hinkley dirige le programme de

Toby Threadgill

Toby Threadgill

self-defense pour femmes à Dallas, au Texas, appelé Athena’s Strategies. Elle est une pratiquante de longue date des arts martiaux et possède une connaissance unique dans la dynamique réelle d’assaut des femmes et de leur self-défense. Il y a plusieurs années, elle m’a demandé de l’aider à évaluer son programme et parfois aider à sa mise en œuvre. C’est un programme impressionnant. Athena’s Strategies est parmi les rares programmes de self-défense que je recommande sans réserve. Une grande partie du programme implique la présentation de faits et de données qui chassent beaucoup de mythes couramment associés à l’agression physique et sexuelle des femmes. Le reste du programme aborde les aspects physiques de l’agression violente dans un processus qui dépasse pratiquement toutes les formes communes de l’étude de budo dans son efficacité à appliquer réalistiquement la self-défense. Cet avantage existe parce que le programme de Megs confronte sans sourciller ses participants à la réponse psycho – chimique au stress – ce que je appelle PCS (NdT : Psycho-Chemical Stress, stress psycho-chimique).

D’une manière générale, il y a un manque important d’enseignement efficace pour faire face aux stress physiologiques et psychologiques qui se produisent pendant tous les conflits physiques. Pour dire la vérité, la plupart des instructeurs hautement cotées dans le budo n’ont pratiquement aucune expérience avec les symptômes du PCS et beaucoup refusent même de reconnaître ses effets débilitants.

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Photo du fuin du XIXe siècle d'un Yamabushi portant un naginata et un tachi

Photo de la fin du XIXe siècle d’un Yamabushi portant un naginata et un tachi

Les arts martiaux sont regroupés par facilité sous la catégorie du sport à la fois par l’Etat et par la plupart des gens. Le terme ‘sport’ est de sens multiple en raison de ses origines historiques et des différents contextes dans lequel il s’est développé en France. Ainsi le Larousse propose à la fois « activité physique visant à améliorer sa condition physique » (par exemple le footing, la musculation…) et « ensemble des exercices physiques se présentant sous forme de jeux individuels ou collectifs, donnant généralement lieu à compétition, pratiqués en observant certaines règles précises » (football, basketball, tennis… Sports conçus autour de la confrontation pour donner un vainqueur en suivant des règles précises – gestes permis, taille et forme du terrain, etc…).

Mais si les arts martiaux partagent des traits avec les diverses facettes du sport et sont parfois pratiqués en tant que tels (jusqu’à pour certains se transformer en « sport de combat » ou « budo sportif »), sont-ils néanmoins des sports (un maçon qui porte des sacs de sable partage certaines caractéristiques telle une activité physique qui aura pour conséquence d’augmenter sa puissance physique, mais ne pratique pas un sport – la finalité, le but par exemple diffère) ?

Il serait inutile de ma part de répéter ce que des générations de budoka ont évoqué avant moi, il suffirait même de relire les écrits des fondateurs des principaux budo, qu’elle que soit l’évolution qu’ont subit ces derniers. Plus proche de nous, Donn Draeger dans son livre « Classical budo » écrivait « no classical do form can ever house a sport entity » :  aucune forme de do (voie/budo) classique ne pourra jamais accueillir une entité sportive.

La distance qui sépare sport et koryu est encore plus grande. C’est donc un texte de Wayne Muromoto, professeur de Takeuchi Ryu, passablement agacé par des comportements lors de la pratique, que je vous propose en traduction.

Les Koryu ne sont pas des sports

Par Wayne Muromoto avec sa permission exclusive pour la traduction sur ce site. Texte original : http://classicbudoka.wordpress.com/2012/10/04/74-koryu-is-not-a-sport/.

Note : j’ai envoyé un mail à mes élèves et fait une note sur ce qui me dérange lors du dernier entrainement. Parce que c’était principalement pour mes propres étudiants, c’était informel et direct. Mais j’avais besoin de mettre les points sur les i. Peut-être que cela peut aussi aider à éclairer mes propres vues sur les koryu bujutsu. (suite…)

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Noma dojo, photo par Shozo Kato. Le bois de couleur naturel rappelle la présence de la nature et ses rythmes.

Le Noma dojo, un dojo traditionnel.

C’est une question qui revient souvent lorsque je parle avec des pratiquants : au fond quelle différence de pratique trouve-t-on entre une école de budo ou une koryu (ancienne école) ? Voici un court article d’Aikido Faq où l’auteur donne son avis sur les différences historiques entre koryu et gendai budo, de plus j’ai ajouté quelques liens supplémentaires autour des koryu en fin d’article afin de donner des échos supplémentaires sur les koryu.

Que sont les « koryu » ou les « gendai » budo ?

Par Peter Boylan, traduction Nicolas Delalondre avec la permission de Peter Boylan et Aikido Faq. Traduction d’une version revisée de : http://www.aikidofaq.com/essays/koryu_gendai_budo.html

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Suite et fin de la série de Peter Boylan sur 3 principes essentiels du budo. Aujourd’hui, le timing.

 

Les principes les plus essentiels en Budo: Le timing

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.jp/2014/08/the-most-essential-principles-in-budo.html.

Auparavant, j’ai écrit au sujet de la structure et de l’espace. Étroitement liés et entrelacés avec l’espace est le timing. Le timing est l’ingrédient subtil qui donne l’impression que la structure et la gestion du ma’ai fonctionnent comme par magie. Si vous avez une bonne structure et un bon contrôle de l’espace, vous êtes bon et vous pouvez être très efficace. Pour être très bon, vous devez maîtriser le timing…

Le timing est ce qui rend cette incroyable technique du Shinkage Ryu et d’autres styles où tachi coupe à travers l’épée qui attaque et dans la tête de l’adversaire tout en déviant l’épée de l’adversaire de la cible vers un endroit inefficace. Trop tôt et l’adversaire esquive et contre-attaque tout simplement. Trop tard et l’épée de l’adversaire coupe droit à travers vous. Il y a une fenêtre d’une fraction de seconde dans laquelle cela marche. La même chose est vraie du coup d’arrêt dans le Shinto Muso Ryu. Trop tôt et l’adversaire esquive facilement. Trop tard et la coupe va atteindre votre bras avant votre attaque n’ai eu aucun effet.

La coup d’arrêt est à 00:16

Toute une série de techniques qui nécessite un timing parfait au judo est le balayage de pied comme de ashi harai. Une fois fait correctement, uke ne remarque même pas la technique. Ils notent juste que le plancher disparaît sous leurs pieds, puis réapparaît entre leurs omoplates.

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Suite à son post sur le fait de s’entrainer durement, Peter Boylan a écrit un deuxième article pour expliciter la manière d’arriver à s’entrainer progressivement avec plus d’intensité. Cet article centré autour de la maxime « rapide est lent et lent est rapide« , aborde aussi le rôle des anciens (élèves avancés / sempai) dans la qualité de l’entrainement réalisé. Un sujet très intéressant qui fait écho au questionnement de comment s’entrainer pour progresser à tout niveau.

 

Quand il s’agit d’entrainement, rapide est lent et lent est rapide.

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.jp/2014/07/when-it-comes-to-training-fast-is-slow.html.

 

Road leading to the ocean with 'slow' painted on it

 

Dans mon dernier post, je parlais d’erreurs que les gens font dans la pratique, et il semble que j’ai donné l’impression que je pense que l’entrainement dur est toujours mauvais. Après avoir relu ce que j’ai écrit, je peux voir comment cela est arrivé. J’ai passé la plupart de l’article à parler des problèmes de l’entrainement dur, et seulement quelques lignes – que je répète ci-dessous – sur la façon de s’entraîner dur correctement.

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L’entrainement dur et physique où on donne le maximum de puissance et de vitesse à nos mouvements est souvent le cliché qu’ont les gens d’un entrainement « qui marche » ou qui donnerait les meilleurs résultats. Cette image dans le pire des cas amène à décrier certains arts martiaux ayant une approche moins « dure » (l’Aikido étant souvent cité en exemple). Dans un moindre mal elle génère chez le débutant (et les moins débutants) une volonté de rapidement incorporer de la vitesse ou de la force (parfois à l’aide de la musculation)… Mais ce qui parait au départ sans conséquence (argumentant inconsciemment que « j’apprendrais à être plus souple, plus fin lorsque l’énergie de la jeunesse déclinera »), pourrait s’avérer beaucoup plus problématique dans la progression dans son art à long terme.

Pour traiter de ce sujet, je vous propose la traduction de « Training Hard And Training Well Are Not The Same Thing » du site The Budo Bum. Peter Boylan est un pratiquant de koryu et aussi un adepte de longue date du judo.

 

Bien s’entrainer et s’entrainer durement ne sont pas la même chose.

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.fr/2014/07/training-hard-and-training-well-are-not.html.

Nous voulons tirer le meilleur parti de notre entrainement. Nous recherchons des gens qui s’entraînent dur et constamment se dépassent. Il semble évident que le plus dur vous vous entraînez, le meilleur vous serez. En judo, nous respectons les gens qui s’entraînent durement avec plus d’intensité que quiconque. Et toute cette sueur dégoulinante sur ​​le tapis doit bien signifier quelque chose, n’est-ce pas?

Je pratiquais le piano et j’ai été frappé de constater qu’une de mes faiblesses était identique aux problèmes que la plupart d’entre nous ont au dojo en pratiquant le budo. Toute pratique n’est pas égale. Certains types de pratique donnent des rendements bien supérieurs sur le temps et par rapport aux efforts investis que les autres types d’entrainement. De mauvaises habitudes d’entrainement ou techniques sont une perte de temps. Pire, elles peuvent conduire à enraciner de mauvaises habitudes et techniques qui nous rendent plus mauvais à ce que nous étudions qu’avant que nous nous entrainions.

« FuseesLiszt » par Franz Liszt — Travail personnel. Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0-2.5-2.0-1.0 via Wikimedia Commons - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:FuseesLiszt.JPG#mediaviewer/Fichier:FuseesLiszt.JPG

Etudes au piano : « FuseesLiszt » par Franz Liszt — Travail personnel. Wikimedia Commons – http://commons.wikimedia.org/wiki/File:FuseesLiszt.JPG#mediaviewer/Fichier:FuseesLiszt.JPG

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