Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Traduction’ Category

Point_d_interrogation

Par Wayne Muromoto

Traduit et re-édité avec la permission exclusive de Wayne Muromoto, tous droits réservés. Cet article est paru en premier lieu dans Furyu numéro 9 Eté-automne 1998 puis sur le site koryu.com sous le titre « Real or Fake? Is Your Martial Arts School Legitimate? ».

 

Disons que vous adhérez à un club d’arts martiaux, en partie à cause de la documentation du dojo qui prétend qu’il est le représentant exclusif aux Etats-Unis d’un art martial mystique vieux de 1000 années arts auparavant seulement enseigné aux sages taoïstes chinois.

Cool, pensez-vous. Vous apprenez des trucs dont seulement quelques Occidentaux sont au courant, et cela élève votre statut durant les heures de discussions des cocktails. Comme vous transpirez pendant les séances d’entrainement et payez les cotisations mensuelles, cela vous convient. Vous vous imaginez dans les pas d’anciens guerriers samouraïs, ou des taoïstes mystiques.

Mais l’êtes-vous vraiment ? Ou êtes-vous soigneusement délesté de votre argent par un escroc qui sait comment utiliser les mots justes pour vous arnaquer, et ce que vous apprenez n’est qu’un méli-mélo de techniques volées à partir de vidéos et de livres obscurs ?

Dans le passé, nous nous amusions de ces groupes et de leurs proies. Mais nous continuons à recevoir des messages de personnes qui enquêtent désespérément sur la légitimité d’un groupe qu’ils envisagent de rejoindre, et nous recevons aussi des lettres de protestation des étudiants de certains groupes très réputés pour être des faux.

Le problème est que nous ne sommes pas une chambre de compensation des arts martiaux. Furyu ne colle pas un sceau d’approbation sur les dojo pour indiquer si oui ou non ils disent la vérité. Le vieil éditeur gagne sa vie « réelle » comme professeur de lycée, et le genre d’argent que je gagne ne me permet pas de voyager beaucoup pour enquêter sur tous les dojo aux États-Unis.

Mais les questions continuent à arriver, alors voici une amorce courte et concise pour savoir si votre si votre école de quartier de ninja-kung fu-jujutsu-wok sauté- méditation tibétaine est authentique. Il y a effectivement quelques étapes vraiment faciles pour trouver si votre groupe est légitime ou non avant de me contacter:

(suite…)

Read Full Post »

Sergent Dennis Dodd demonstrant comment prendre un avantage avec un contrôle mécanique. Source : wikimedia.

Sergent Dennis Dodd demonstrant comment prendre un avantage avec un contrôle mécanique. Source : wikimedia.

Une question récurrrente : on s’entraine, mais… Est-ce que cela marche ? L’incertitude de la réponse pousse de nombreux pratiquants à papillonner de pratiques en pratiques à la recherche d’une affirmation acceptable. Wayne Muromoto nous expose son point de vue sur ce sujet et comment l’état d’esprit du guerrier conditionne l’efficacité de l’entrainement.

 

Mais… Est-ce que cela marche ? – Le mental du guerrier
Par Wayne Muromoto. Traduit et re-édité avec la permission exclusive de Wayne Muromoto, tous droits réservés. Article original « But… Does it work ? The warrior’s mind ».

 

L’autre jour, je suis passé devant un dojo où un groupe d’étudiants de karaté pratiquaient consciencieusement leurs coups de pied et de poing. Ils avaient l’air très bien dans leur beau karategi blanc traditionnel, mais après quelques secondes d’observation, j’ai présumé qu’aucun d’entre eux, même pas leur instructeur ceinture noire, n’avait un coup de pied ou de poing qui me ferait chavirer d’un « coup fatal ». Et c’est peu dire, parce que je suis un vieux bonhomme vieillissant de plus de 50 ans.

Alors … Est-ce que le karaté traditionnel ne fonctionne PAS ? Est-il vrai que les seuls arts martiaux vraiment applicables sont ceux, plus « rock and roll » où vous vous projetez, mélez et faite la différence, comme le judo ou le jujutsu brésilien, ou les pratiques de type MMA ?

Eh bien, puisque ceci est mon blog et mon avis (the classic budoka), je dirais que pour la majorité des gens dans un dojo comme celui que je ai vu, pas vraiment. Mais de peur que vous pensiez que Wayne est passé du côté obscur de la force, je dirais que peut-être presque le même pourcentage de pratiquants de MMA et d’autres arts martiaux non traditionnels est également incapable de vraiment faire la différence.

(suite…)

Read Full Post »

Après mon article sur les différences culturelles entre ‘Sensei’ et ‘Maître’, j’avais l’intention de discuter de la notion de respect au sein du dojo et comment l’étiquette en fait intrinsèquement partie sans tomber dans l’expression militariste. Mais Peter Boylan ayant publié sur son blog un essai développant ce même sujet d’une façon bien plus explicite que je ne le ferais, je vous propose d’en lire la traduction.

 

Montrer du respect: au et en dehors du Japon

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.jp/2014/10/showing-respect-in-and-out-of-japan.html.

 

Quelqu’un m’a demandé comment on montre du respect envers son professeur sur et en dehors du tapis au Japon par rapport aux États-Unis. Il se trouve que je me prépare pour un voyage au Japon et j’ai pensé à cela ces derniers temps. Le respect devrait être la base de toute relation, et c’est particulièrement vrai dans le budo, où ce que nous pratiquons est dangereux en raison de la nature des techniques. Si vous ne vous respectez pas vos enseignants et vos partenaires, ou s’ils ne vous respectent pas, les choses peuvent très vite mal tourner. Le respect est essentiel avant même de commencer à s’entrainer.

Je vois beaucoup de façons différentes d’exiger et faire preuve de respect en occident. J’ai vu des dojo qui me font penser à des images de films de formation militaire de base, avec tout le monde debout de manière rigide au garde-à-vous et criant leurs réponses aux commandes et commentaires de l’enseignant. J’en ai vu d’autres qui étaient si tranquilles que cela en était incroyable. Les élèves et les enseignants ne disaient presque rien. Les élèves se mettent à genoux, le professeur démontre quelque chose plusieurs fois, tape dans ses mains, et tout le monde se répartit pour pratiquer ce qui a été démontré. Le tout sans un mot. Les dojo où je suis plus à l’aise sont probablement un peu trop bavards pour une pratique optimale, mais la même chose peut certainement être dite de moi. Ces dojo sont détendus. L’enseignant dirige et démontre, mais les étudiants peuvent poser fréquemment des questions, à la fois lorsque l’enseignant démontre de nouvelles choses, et quand les étudiants travaillent sur ​​quelque chose.

Partie d'un salut formel. Tous les styles n'utilisent pas la façon de saluer du Karaté, du Judo ou de l'Aikido

Partie d’un salut formel. Tous les styles n’utilisent pas la façon de saluer du Karaté, du Judo ou de l’Aikido. Copyright Grigoris Miliaresis

 

(suite…)

Read Full Post »

Aujourd’hui je vous propose un article issu du monde des arts martiaux chinois qui ne manquera pas de rappeler en quoi consiste l’entrainement dans les arts martiaux japonais classiques.

 

Le temps nécessaire pour apprendre un art martial

Par Jonathan Bluestein. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://cookdingskitchen.blogspot.fr/2014/08/the-time-it-takes-to-learn-martial-art.html

 

Demandez à dix professeurs différents combien de temps il faut pour apprendre leur art martial traditionnel, et vous obtiendrez probablement 10 réponses différentes. Mais la réponse est-elle si complexe? Dans cet article, je voudrais tenter de démontrer qu’elle ne l’est pas, et discuter de quelques mythes concernant le temps qui est réellement nécessaire pour apprendre un art martial.

Tout d’abord, nous devons définir la question. elle est généralement posée par les débutants complets lors de leur premier contact dans une école donnée. La question peut facilement être mal comprise, parce que chacun donne un sens différent à ce que signifie «apprendre» un art. Le débutant essaie le plus souvent de poser une question complètement différente, qui est – combien de temps ça va me prendre pour savoir me défendre? D’autres pourraient simplement demander combien de temps est nécessaire pour apprendre la totalité du curriculum d’un art. Alors que la personne posant la question peut être considérée comme prétentieuse, la question pourrait être comprise comme le temps qu’il faut pour maîtriser un art. Comme vous pouvez le voir, ce sont trois questions différentes. Je veux me concentrer ici sur celle relative à l’apprentissage du programme complet réel d’un art, là où les choses deviennent intéressantes. J’écrirais à propos de la maîtrise plus tard. En ce qui concerne l’auto-défense de base – ce niveau de compétence doit être atteint dans les 1,5 années de pratique, de préférence moins, dans la plupart des arts martiaux.

L’approche soi-disant ancienne à laquelle j’ai été exposée lorsque j’ai commencé les arts martiaux traditionnels, était qu’il peut et doit prendre une à plusieurs décennies pour apprendre le programme. Je suis respectueusement en désaccord. Cette conception est basée sur une méthode moderne de l’enseignement – que de quelques courts cours hebdomadaires, dans un contexte de groupe. Pourtant, historiquement, tous ceux qui ont maîtrisé les arts traditionnels (sans exception) ont reçu une dose très saine d »enseignement privé ou semi-privé. Ils se sont également formés beaucoup plus. Cela change considérablement les choses.

Je me souviens des vieux jours, quand je m’entraînais en boxe occidentale, mon entraîneur croyait que la plupart des boxeurs ont besoin d’environ quatre années de formation spécialisée, y compris beaucoup d’instruction personnelle, avant qu’il ne sente qu’il soit sûr et responsable pour lui de les envoyer combattre professionnellement dans le ring (ils auraient déjà, bien entendu, d’innombrables combats amateurs et de matchs de sparring à ce moment là). Beaucoup d’entraîneurs prétendent que cela pourrait se faire en moins de temps. Pourquoi sa position sur l’entrainement était, cependant, si nettement différente de celle de beaucoup d’enseignants des arts martiaux traditionnels ? … C’est ce que j’ai découvert des années plus tard.

Maintenant, à mon avis, il ne devrait pas prendre plus de 4-7 ans (pour des adultes matures) pour apprendre tout le programme d’un art traditionnel. L’extrémité inférieure de l’échelle (près de 4 ans) est pour les arts qui contiennent relativement moins de «contenu» à étudier – plus ciblés et concis dans leurs principes (tels que Wing Chun ou Pigua Zhang), ou pour des cas particuliers de personnes extrêmement talentueuses ou ceux possédant une vaste expérience dans l’entrainement d’autres arts. Le laps de temps plus long (près de 7 ans) est pertinent pour la plupart des systèmes très étendus, tels que les diverses lignées de Bagua Zhang, et peut-être les systèmes qui passent volontairement plus de temps sur les bases (diverses branches de Taiji Quan). Par conséquent, en moyenne, 5,5 années (4 + 7/2) pour apprendre entièrement un système. Mesurez les tenants et les aboutissants de tout cela. Comprenez comment la plupart des techniques sont mises à profit. Comprenez la mécanique du corps. J’ai étudié la plus grande partie de mon système de Xing Yi Quan, plus de 95% de celui-ci, en 5 ans, même si (et probablement parce que) l’instruction que j’ai reçue était très traditionnelle. Comment ai-je atteint cet objectif, et pourquoi cela devrait être la norme?

Cela va maintenant être expliqué.

 

img1 (suite…)

Read Full Post »

Suite et fin de la série de Peter Boylan sur 3 principes essentiels du budo. Aujourd’hui, le timing.

 

Les principes les plus essentiels en Budo: Le timing

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.jp/2014/08/the-most-essential-principles-in-budo.html.

Auparavant, j’ai écrit au sujet de la structure et de l’espace. Étroitement liés et entrelacés avec l’espace est le timing. Le timing est l’ingrédient subtil qui donne l’impression que la structure et la gestion du ma’ai fonctionnent comme par magie. Si vous avez une bonne structure et un bon contrôle de l’espace, vous êtes bon et vous pouvez être très efficace. Pour être très bon, vous devez maîtriser le timing…

Le timing est ce qui rend cette incroyable technique du Shinkage Ryu et d’autres styles où tachi coupe à travers l’épée qui attaque et dans la tête de l’adversaire tout en déviant l’épée de l’adversaire de la cible vers un endroit inefficace. Trop tôt et l’adversaire esquive et contre-attaque tout simplement. Trop tard et l’épée de l’adversaire coupe droit à travers vous. Il y a une fenêtre d’une fraction de seconde dans laquelle cela marche. La même chose est vraie du coup d’arrêt dans le Shinto Muso Ryu. Trop tôt et l’adversaire esquive facilement. Trop tard et la coupe va atteindre votre bras avant votre attaque n’ai eu aucun effet.

La coup d’arrêt est à 00:16

Toute une série de techniques qui nécessite un timing parfait au judo est le balayage de pied comme de ashi harai. Une fois fait correctement, uke ne remarque même pas la technique. Ils notent juste que le plancher disparaît sous leurs pieds, puis réapparaît entre leurs omoplates.

(suite…)

Read Full Post »

Suite à son post sur le fait de s’entrainer durement, Peter Boylan a écrit un deuxième article pour expliciter la manière d’arriver à s’entrainer progressivement avec plus d’intensité. Cet article centré autour de la maxime « rapide est lent et lent est rapide« , aborde aussi le rôle des anciens (élèves avancés / sempai) dans la qualité de l’entrainement réalisé. Un sujet très intéressant qui fait écho au questionnement de comment s’entrainer pour progresser à tout niveau.

 

Quand il s’agit d’entrainement, rapide est lent et lent est rapide.

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.jp/2014/07/when-it-comes-to-training-fast-is-slow.html.

 

Road leading to the ocean with 'slow' painted on it

 

Dans mon dernier post, je parlais d’erreurs que les gens font dans la pratique, et il semble que j’ai donné l’impression que je pense que l’entrainement dur est toujours mauvais. Après avoir relu ce que j’ai écrit, je peux voir comment cela est arrivé. J’ai passé la plupart de l’article à parler des problèmes de l’entrainement dur, et seulement quelques lignes – que je répète ci-dessous – sur la façon de s’entraîner dur correctement.

(suite…)

Read Full Post »

L’entrainement dur et physique où on donne le maximum de puissance et de vitesse à nos mouvements est souvent le cliché qu’ont les gens d’un entrainement « qui marche » ou qui donnerait les meilleurs résultats. Cette image dans le pire des cas amène à décrier certains arts martiaux ayant une approche moins « dure » (l’Aikido étant souvent cité en exemple). Dans un moindre mal elle génère chez le débutant (et les moins débutants) une volonté de rapidement incorporer de la vitesse ou de la force (parfois à l’aide de la musculation)… Mais ce qui parait au départ sans conséquence (argumentant inconsciemment que « j’apprendrais à être plus souple, plus fin lorsque l’énergie de la jeunesse déclinera »), pourrait s’avérer beaucoup plus problématique dans la progression dans son art à long terme.

Pour traiter de ce sujet, je vous propose la traduction de « Training Hard And Training Well Are Not The Same Thing » du site The Budo Bum. Peter Boylan est un pratiquant de koryu et aussi un adepte de longue date du judo.

 

Bien s’entrainer et s’entrainer durement ne sont pas la même chose.

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.fr/2014/07/training-hard-and-training-well-are-not.html.

Nous voulons tirer le meilleur parti de notre entrainement. Nous recherchons des gens qui s’entraînent dur et constamment se dépassent. Il semble évident que le plus dur vous vous entraînez, le meilleur vous serez. En judo, nous respectons les gens qui s’entraînent durement avec plus d’intensité que quiconque. Et toute cette sueur dégoulinante sur ​​le tapis doit bien signifier quelque chose, n’est-ce pas?

Je pratiquais le piano et j’ai été frappé de constater qu’une de mes faiblesses était identique aux problèmes que la plupart d’entre nous ont au dojo en pratiquant le budo. Toute pratique n’est pas égale. Certains types de pratique donnent des rendements bien supérieurs sur le temps et par rapport aux efforts investis que les autres types d’entrainement. De mauvaises habitudes d’entrainement ou techniques sont une perte de temps. Pire, elles peuvent conduire à enraciner de mauvaises habitudes et techniques qui nous rendent plus mauvais à ce que nous étudions qu’avant que nous nous entrainions.

« FuseesLiszt » par Franz Liszt — Travail personnel. Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0-2.5-2.0-1.0 via Wikimedia Commons - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:FuseesLiszt.JPG#mediaviewer/Fichier:FuseesLiszt.JPG

Etudes au piano : « FuseesLiszt » par Franz Liszt — Travail personnel. Wikimedia Commons – http://commons.wikimedia.org/wiki/File:FuseesLiszt.JPG#mediaviewer/Fichier:FuseesLiszt.JPG

(suite…)

Read Full Post »

 

Suite du post sur les principes fondamentaux des budo, Peter Boylan (The Budo Bum)  nous parle cette fois du ma’ai.

Les principes les plus essentiels en Budo: Ma’ai

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.fr/2014/07/the-most-essential-principles-in-budo.html

Il n’y a pas un élément essentiel unique dans les bons budo. Il y a un certain nombre d’éléments qui constituent les fondements communs de tout bon budo, que ce soit à mains nues, avec de petites armes, des épées, des lances et des naginata ou même du kyubado. J’ai écrit sur ​​la structure dans un précédent post. Un autre principe essentiel est ma’ai 间 合, souvent traduit par la distance (au sens intervalle). Ce principe semble simple, et s’avère être extrêmement complexe et subtil.

Au niveau le plus fondamental, l’intervalle est la distance entre vous et votre adversaire. C’est le niveau le plus élémentaire. Après cela se complique rapidement. Ma’ai 间 合 est le terme japonais, et bien qu’il se réfère à la distance, il implique également la bonne distance ou la distance correcte. Le problème et la complexité viennent du fait que la bonne distance est différente à chaque rencontre.

(suite…)

Read Full Post »

La structure. Si vous n’avez pas entendu ce mot récemment, soit vous ne pratiquez pas les arts martiaux depuis les dix dernières années (ou plus et vous avez raté ce post), soit … Il est temps de vous y intéresser. Pour discuter de son importance dans le cadre de nos pratiques martiales, je vous propose la traduction d’un post de Peter Boylan. Il transpose par ses mots exactement ce que j’ai pu ressentir de si nombreuses fois en saisissant Tobin Threadgill pour l’attaquer et me retrouvant sans structure stable pour employer ma puissance.

 

Les principes les plus essentiels en Budo: Structure

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.ca/2014/06/the-most-essential-principles-in-budo.html


Une question a été posée à un groupe de budo dont je fais partie,  demandant quels étaient les trois concepts les plus importants dans le budo. C’est une question intéressante. Quelles idées sont les plus fondamentales dans l’art que vous pratiquez ? Ces concepts sous-tendent et orientent votre entrainement. Ils dirigent le coeur de votre entrainement et contrôlent quel genre de choses vous pratiquez. Les gens ont proposé pas mal d’idées, y compris:

Gardez votre corps détendu.
Gardez toujours votre centre (ou être centré).
Gardez vos coudes vers le bas, et à proximité de votre corps.
Toujours essayer de contrôler le premier pas.

Beaucoup des idées proposées étaient spécifiques à l’Aïkido, qui est le but de ce groupe. Mes pensées sont plus générales et s’appliquent à toute forme de budo. Ma liste est structure / posture, distance et timing, dans cet ordre. Chaque concept est construit à partir du concept précédent, et sans l’utilisation efficace du concept précédent, le prochain ne peut pas être utilisé efficacement. Tous s’appliquent indépendamment du fait que vous faites du kung-fu, du judo, de la boxe, de l’aïkido, des épées, des bâtons ou des choses effrayantes comme le kusarigama. C’est ma liste, et je ne prétends pas que c’est définitif. Je vous l’offre dans l’espoir de susciter une bonne conversation et l’examen des éléments les plus importants de la pratique et de l’application martiale. J’avais pensé faire d’un seul post, mais il semble que je vais avoir donner à chacun son propre post.

Mon premier principe est la structure / posture. Sans une structure solide, connectée et soutenue vous ne pouvez pas accomplir quoi que ce soit. C’est pourquoi je ne plaisante qu’à moitié quand je dis que la seule chose que j’enseigne vraiment est marcher et respirer. Une bonne structure est ce qui permet le mouvement le plus rapide, le plus efficace, stable et solide. Si vous êtes vouté et roulez vos épaules, inclinant la tête vers le sol et ne vous soutenez pas, vous ne pouvez pas respirer profondément ou efficacement. Etre vouté et avoir une mauvaise posture compriment le torse de sorte qu’il ne peut pas contenir beaucoup d’air. Vous serez fatigué plus rapidement simplement parce que vous ne pouvez pas obtenir assez d’oxygène dans votre corps assez vite.

Etre avachi prive également le corps de son intégrité structurelle naturelle. Si vous êtes avachis, vous êtes déjà déséquilibré. Les gens du judo tiennent debout ou tombent sur ​​la base de leur équilibre, mais cela est vrai pour n’importe qui dans n’importe quel art. Si vous n’êtes pas équilibré, vous n’êtes pas stable dans au moins une direction.

 

slouch alexander technique

(suite…)

Read Full Post »

Récemment Robbie Smith, 7e Dan Wado Kai et Shoden mokuroku du Takamura shindo yoshin ryu, est décédé. Cette tragique disparition a touché de nombreux pratiquants de wado ryu et les membres du Takamura ha Shindo Yoshin ryu. Instructeur de notre école, j’avais conversé avec lui grâce à internet et projet fut établi de se rencontrer lors des championnats du monde de karaté à Paris en 2013 alors qu’il y intervenait comme arbitre international. Malheureusement les longues journées de la manifestation ne nous en donnèrent pas l’occasion. C’est donc plus tard, en février 2014, que je rencontrais Robbie Smith. Il venait de Nouvelle Zélande pour participer comme co-instructeur à un stage wado-ryu / TSYR avec Tobin Threadgill à Berlin. Plus tard nous devions nous revoir lors du stage Shoden au hombu dojo, ce qui serait l’occasion de pratiquer avec lui jujutsu et kenjutsu de notre école. Malheureusement, Robbie Smith disparut quelques jours avant ce stage annuel…

 

Robbie Smith, Berlin 2014

Robbie Smith, Berlin 2014

 

Aussi pour mieux partager qui était Robbie Smith, je vous propose la traduction du compte rendu du stage 2014 à Berlin (permission de traduction par Christina Gutz, article original : http://www.wado-karate.de/index.php?id=119&tx_ttnews%5Btt_news%5D=549&cHash=9bf565f79cb9ae9ab36ec27ff0166d9b).

(suite…)

Read Full Post »

« Newer Posts - Older Posts »