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Archive for the ‘Traduction’ Category

Le Shindo Yoshin ryu est un parent du karaté wado ryu. Bien qu’issu du karaté Shotokan, son fondateur Hironori Otsuka incorpora dans son karaté ses connaissances en Shindo Yoshin ryu, faisant du wado ryu le premier karaté spécifiquement japonais. Il est intéressant de voir comment le kata, élément central des nihon koryu, est justement traité différemment par les arts d’Okinawa et ceux du Japon.

kata de wado ryu par son fondateur Hironori Otsuka

kata de wado ryu par son fondateur Hironori Otsuka

Le sens du kata dans le karaté wado ryu

Par Tobin Threadgill, permission exclusive pour la traduction.

Les wadoka peu familiers avec les nihon koryu associent souvent le mot kata avec le budo d’Okinawa. Par conséquent, le « kata » est considéré principalement comme une pratique en solitaire où des mouvements spécifiques sont reliés dans une longue série de gestes cohérrents.
Voilà pourquoi les enseignants comme moi, familiers avec les koryu japonais voient le Wado ryu comme un art tout à fait distinct de l’Okinawa-Te et regardent de travers un wadoka qui mentionne les bunkai. De notre point de vue les bunkai n’appartiennent pas vraiment au Wado ryu parce que la pédagogie est complètement différente [de celle de l’Okinawa-te]. (suite…)

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Les périodes difficiles ont le secret de vous rappeler ce qui soude les éléments d’un groupe. Dean Sutter, pratiquant de Takamura ha Shindo Yoshin ryu en Nouvelle-Zélande, nous rappelle ce que représente le fait de faire partie d’un koryu. Bien que séparés de plusieurs milliers de kilomètres, nous partageons cette même expérience…

Stage intensive Shoden du hombu dojo (2014)

Stage intensive Shoden du hombu dojo (2014)

Qu’est-ce que cela signifie de faire partie d’un koryu-bujutsu.

Avec la permission de Dean Sutter pour la traduction, article original : http://budochronicle.blogspot.fr/2015/07/what-it-means-to-be-part-of-koryu.html.

J’ai pratiqué l’aïkido pendant environ neuf ans et demi. J’ai été introduit aux arts martiaux par un collègue de travail et j’ai pensé que je pouvais y jeter un oeil. J’ai commencé avec l’idée que je continuerais jusqu’à ce que la vie s’interpose. Je suis devenu obsédé par l’entrainement, j’étais jeune, célibataire et avais du temps. Au cours de ces années, j’ai rencontré beaucoup de gens. La plupart d’entre eux par le dojo où je m’entraîne mais aussi lors de la visite d’autres dojo ou à des stages. J’ai aimé apprendre à travailler avec d’autres personnes et découvert comment persévérer à travers mes propres limites et frustrations. Je me suis lié d’amitié, mais les membres de mon dojo étaient comme des collègues de travail. Des gens qui avaient les mêmes intérêts que moi. Certains sont devenus des amis à long terme, mais pas la plupart.

L’Aïkido m’a appris à apprendre un art martial. Puis je suis entré dans un koryu bujutsu.

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L’Atemi

L’atemi – l’art de la frappe – est une composante très présente dans les budo japonais. Il est évidemment central en karaté mais aussi très présent en Aikido avec la maxime « Irimi-Atemi ». Dans ce dernier il est même dit qu’en combat réel 70 % de l’aikido serait atemi. Les pourcentages varient et la phrase serait plutôt de Shioda sensei mais l’idée est là.

Si les arts martiaux anciens sont centrés autour des armes, certaines écoles de jujutsu incorporent aussi une telle utilisation du corps et l’ont transmises à leurs descendants.

C’est ce panorama de l’atemi dans les arts martiaux japonais que vous propose Marco Pinto dans l’article suivant (publié initialement dans le Hors série 8 du magazine Dragon).

L’Atemi dans le budo japonais
Par Marco Pinto

Atemi

Le mot atemi 当て身 est compris dans la plupart des milieux d’arts martiaux comme un coup donné au corps. En fait c’est un mot (contrairement à d’autres de la terminologie des arts martiaux) dont nous pouvons obtenir une traduction très proche et claire, ainsi le kanji 当て (contre) 身 (corps), littéralement « contre le corps » nous transmet l’idée d’un coup ou d’une frappe au corps.

Marco Pinto démontrant nagashi, principe du wado ryu

Marco Pinto démontrant nagashi, principe du wado ryu

Les atemi sont utilisés dans tous les arts martiaux (ou presque) et ils peuvent être employés à différents stades d’exécution de la technique. Ils peuvent aussi être délivrés à différentes parties du corps et avec différentes parties du corps. Ils peuvent même être eux-mêmes la technique.

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Lors de la publication de sa nouvelle édition du livre « Old school », Ellis Amdur a accordé une pasionnante interview sur les koryu à son éditeur Freelance Academy press. Dans ce long entretien divers sujets sont brossés, des différences au coeur des budo modernes et koryu jusqu’à la transmission martiale que ce soit au sein des koryu mais aussi des arts martiaux européens puisque Freelance Academy press est à la base spécialisé dans les arts martiaux historiques européens. Une interview à lire et à déguster…

Ellis Amdur s'entrainant avec Bruce Bookman

Ellis Amdur s’entrainant avec Bruce Bookman

Being old school : interview d’Ellis Amdur sur les arts martiaux classiques du Japon

Avec la permission de Freelance Academy press et Ellis Amdur pour la traduction.

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Le rôle d’uke – celui qui reçoit la technique, en pratique celui aussi qui attaque, est majeur dans la progression de tori. Cela est particulièrement vrai dans le kata traditionnel japonais où uketachi (l’uke au sabre) est idéalement le plus avancé des deux pratiquants afin de gérer le rythme et la puissance des attaques. Le rôle de uketachi est primordial pour la progression de shitachi, son attaque conditionnant l’applicabilité de la technique et des principes du kata.

Voici la traduction d’un article de Peter Boylan du blog « The budo bum » qui traite de ce rôle difficile d’uke, à la fois agresseur dans le kata et élément indispensable à la progression.

uke_and_tori

Comment être un bon Uke

Par Peter Boylan. Avec sa permission pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.fr/2015/05/how-to-be-good-uke.html

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Nous passons de longs moments en kenjutsu à apprendre comment atteindre notre cible et infliger des dommages à l’adversaire pour le mettre hors de combat ou le tuer. Mais nous nous préoccupons guère des suites de ces blessures. L’article suivant est une traduction du blog de Markus Sesko et traite des « médecins » japonais de l’époque médiévale.

Markus Sesko est membre du NBTHK, le groupe japonais pour la préservation des arts du sabre japonais. Depuis 2008, auteur et traducteur freelance dans le domaine des arts et des antiquités japonaises. A ce titre il a déjà publié de nombreux livres en allemand et en anglais (https://markussesko.wordpress.com/books/). Sur son blog il propose régulièrement des articles sur ses travaux et ses traductions (https://markussesko.wordpress.com/).

 

Le spécialiste du traitement des coups d’épée

 

Par Markus Sesko. Avec sa permission pour la traduction. Article original : https://markussesko.wordpress.com/2015/03/27/the-specialist-for-treatment-of-sword-cuts/.

 

Alors que je traduisais récemment un article lié aux champs de bataille, je suis tombé sur le terme kinsô’i (金 創 医) qui fait référence à des «médecins» qui étaient spécialisés dans le traitement des plaies incisées en général et de blessures de flèches et coups d’épée en particulier. L’article n’allait pas beaucoup plus dans le détail à ce stade car il était plus de nature générale, mais ce terme a éveillé mon intérêt et comme presque tout est disponible sur le net à ce sujet, j’ai commencé à faire des recherches dont le résultat est cet humble article.

Fondamentalement, le système médical japonais du moyen-âge et de l’antiquité était très semblable à celui en Occident. Cela signifie qu’il y avait des médecins universitaires et des praticiens en partie spécialisés et en partie généralistes qui étaient considérés de rang inférieur. Ce rang inférieur était soit lié au fait que ces praticiens ne suivaient pas une formation approfondie tels les médecins, soit par certains stigmates religieux et sociaux associés aux choses impures comme le sang entre autres. En ce qui concerne le Japon, les dossiers sur les « affaires médicales » vont assez loin en arrière, c’est à dire jusqu’aux codes Taiho et Yoro du 8ème siècle. Le premier était simplement une adaptation du système gouvernemental de la dynastie Tang en Chine alors que le second incorporait déjà les traditions japonaises et les nécessités pratiques de l’administration. Ces codes sont assez connus aujourd’hui puisqu’ils ont survécu sous leurs formes originales et transcrites et nous y trouvons aussi un statut de service médical, l’ishitsu-ryô (医 疾 令). Selon sur quoi vous basez votre décompte, à savoir des fragments originaux existants ou transcriptions ultérieures du code, l’ishitsu-ryô est composé soit de 19, 24, ou 26 articles. Il traite de la réglementation concernant la formation et la nomination des médecins (par exemple la réglementation de la façon de devenir un médecin, un acupuncteur, un massothérapeute, un guérisseur par les charmes et ainsi de suite), les devoirs des médecins de la cour (ten’yaku-ryô, 典 薬 寮) et les médecins locaux dans les provinces, et le fonctionnement des jardins d’herbes médicinales.

 

Chirurgie des yeux comme on le voit dans les dessins de la fin de l'époque Heian jusqu'au début de l'époque Kamakura. Yamai pas Soshi (病 草紙).

Chirurgie des yeux comme on le voit dans les dessins de la fin de l’époque Heian jusqu’au début de l’époque Kamakura. Yamai pas Soshi (病 草紙).

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Pour ce long weekend, je vous propose un article sur l’introspection dans le dojo ou pourquoi un bon dojo ne devrait pas être un endroit confortable.

Un bon dojo n’est pas un endroit confortable

Par Peter Boylan. Avec sa permission exclusive pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.jp/2015/04/a-good-dojo-isnt-comfortable-place.html.

Photo Copyright 2014 Grigoris Miliaresis

Photo Copyright 2014 Grigoris Miliaresis

La pratique de samedi fut très bonne, mais elle ne fut pas du tout ce que j’avais prévu. Nous avons commencé conformément au plan, travaillant les kihon de jodo. Cependant, à mi-chemin, nous avons viré vers un territoire dangereux. Nous avons commencé par explorer quelques principes de base. Un des nouveaux élèves du dojo a un background d’aïkido et de kenpo, et il a posé de bonnes questions à propos du ma’ai, de l’intention et de l’origine. Les réponses ne furent clairement pas du tout ce qu’il avait prévu, et nous pouvions presque voir de la vapeur sortant de ses oreilles alors qu’il travaillait à intégrer ces nouvelles idées. Il se retrouva à devoir réviser sa compréhension de choses qu’il pensait comprendre. Un bon dojo est un endroit dangereux pour les notions et idées préconçues et chèrement entretenues. Cela peut être carrément brutal envers les concepts et idées qui ne sont pas construits sur des fondations solides. Un bon dojo peut vous faire questionner qui et ce que vous êtes. Un bon dojo ne se contente pas d’enseigner des techniques de combats. Un bon dojo vous fera vous  introspecter et vous aidera à vous dépouiller des auto-illusions et des compréhensions simplistes.

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Alors que je rentrais d’un long stage de Shindo Yoshn ryu en Allemagne, j’ai trouvé par hasard le nouveau Hors Série du magazine Dragon. Cette 8e édition est consacrée à l’Atemi (« La frappe et le corps »), un élément qui peut parfois faire débat dans le monde de l’Aikido ou tout au moins être perçu de manière très diverse selon les styles et professeurs.

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8e Dragon Hors Série : L’Atemi

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Les budo japonais et les écoles classiques reposent principalement sur le kata pour transmettre leur savoir. Ces séquences codifiées permettent l’intégration de principes de l’école pour l’application au combat (qu’il soit sur un champ de bataille, un duel civil ou une situation de self-defense urbaine selon le contexte de l’école). Ces compétences ne pourront être exploitées que si le pratiquant arrive à gérer le stress lié au chaos du conflit. Or cette exposition au stress voire l’entrainement sous stress est très souvent absente des dojo d’arts martiaux traditionnels.

L'effet tunnel, un des effets sous stress. (Source images : wikipedia)

L’effet tunnel, un des effets sous stress. (Source images : wikipedia)

Dans l’article suivant Tobin Threadgill discute des éléments permettant d’intégrer ce conditionnement au stress dans le Takamura ha Shindo Yoshin ryu et de l’importance de cet aspect de la pratique pour conserver un art martial fidèle à ses origines.

Petit avertissement avant lecture : les pistes décrites dans cet article ne doivent être mises en oeuvre dans votre entrainement que sous l’égide d’un instructeur qualifié et compétent.

Le conditionnement au stress psycho-chimique en budo

Par Tobin Threadgill, kaicho du Takamura ha Shindo Yoshin ryu, avec sa permission pour la traduction.

Source : Psycho-chemical stress conditioning in budo.

Une de mes amies proches nommée Meg Hinkley dirige le programme de

Toby Threadgill

Toby Threadgill

self-defense pour femmes à Dallas, au Texas, appelé Athena’s Strategies. Elle est une pratiquante de longue date des arts martiaux et possède une connaissance unique dans la dynamique réelle d’assaut des femmes et de leur self-défense. Il y a plusieurs années, elle m’a demandé de l’aider à évaluer son programme et parfois aider à sa mise en œuvre. C’est un programme impressionnant. Athena’s Strategies est parmi les rares programmes de self-défense que je recommande sans réserve. Une grande partie du programme implique la présentation de faits et de données qui chassent beaucoup de mythes couramment associés à l’agression physique et sexuelle des femmes. Le reste du programme aborde les aspects physiques de l’agression violente dans un processus qui dépasse pratiquement toutes les formes communes de l’étude de budo dans son efficacité à appliquer réalistiquement la self-défense. Cet avantage existe parce que le programme de Megs confronte sans sourciller ses participants à la réponse psycho – chimique au stress – ce que je appelle PCS (NdT : Psycho-Chemical Stress, stress psycho-chimique).

D’une manière générale, il y a un manque important d’enseignement efficace pour faire face aux stress physiologiques et psychologiques qui se produisent pendant tous les conflits physiques. Pour dire la vérité, la plupart des instructeurs hautement cotées dans le budo n’ont pratiquement aucune expérience avec les symptômes du PCS et beaucoup refusent même de reconnaître ses effets débilitants.

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Musubi, ce principe est employé dans la plupart des arts martiaux, que ce soit dans les écoles anciennes, le Karaté ou l’Aikido. Dans ce dernier, on retrouve même le ki musubi no tachi, kata de sabre à deux. Il est à l’origine de « ki no musubi », litérralement « lier les ki ». Dans les arts martiaux il est aussi le lien qui permettra de résoudre le conflit initial entre deux opposants. L’article qui suit est la traduction d’un texte de Marco Pinto initialement publié dans le magazine Dragon Hors série n°6.

Le Musubi dans les arts martiaux

Par Marco Pinto (Takamura ha shindo yoshin ryu). Traduction Nicolas Delalondre.

Déséquilibre à partir d'une connexion douce dont Uke n'a pas conscience.

Déséquilibre à partir d’une connexion douce dont Uke n’a pas conscience.

Musubi est généralement traduit par “lier ensemble » ou « connexion ». Eh bien, c’est probablement une nécessité pour la plupart des choses de la vie, mais lorsque l’on aborde le sujet dans la perspective d’arts martiaux, je dirais que c’est définitivement un “must » (une exigence) si vous essayez d’effectuer une technique à un niveau qui est au-dessus de celui du débutant. Si vous êtes à un niveau de compétence élevé, alors le Musubi sera une des choses que vous essaierez d’atteindre très tôt lorsque vous avez affaire à un adversaire.

(suite…)

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