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Archive for the ‘Traduction’ Category

Gekiken, ancêtre du kendo trés répandu à l'époque Edo comme méthode d'entrainement. On notera la longueur des tsuka.

Gekiken, ancêtre du kendo très répandu à l’époque Edo comme méthode d’entrainement.

 

Le musha shugyo est le voyage à la fois physique et spirituel que pouvait entreprendre un guerrier (mais pas que) pour parfaire son art. Cet élément a souvent été repris dans des films pour mettre en scène de nombreux combats et des dojo yaburi. Mais la fiction est-elle proche de la réalité historique ? Il nous reste un certain nombre de journal de ces musha shugyo, celui de Muta Bunnosuke est l’un d’eux et présente l’intérêt de nous donner quelques indices sur le monde du kenjutsu de la fin de l’époque Edo.

Le document traduit initialement par Sandro Furzi introduit l’époque de ce musha shugyo mais aussi les pratiques en vigueur. Je leur remercie pour son autorisation à traduire ce texte en français et j’espère que les lecteurs auront par ce biais un élément supplémentaire pour se représenter l’univers des koryu et du kenjutsu à la fin de l’époque médiévale japonaise.

Lien vers le document en français : Shokoku Kaireki Nichiroku. Bonne lecture.

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Ellis Amdur

Ellis Amdur

Après avoir abordé les questions de qui nous enseignait et de ce que nous pratiquons, il est temps de savoir pourquoi… Surtout quand cela concerne les koryu, des écoles anciennes à la culture archaïque. Pour y répondre je vous propose la traduction d’un récent essai d’Ellis Amdur expliquant son affirmation : « I train for the ryu – Je m’entraine pour l’école ».

Je m’entraine pour l’école

Par Ellis Amdur.

Article original : http://kogenbudo.org/i-train-for-the-ryu/, avec la permission d’Ellis Amdur pour la traduction.

Jeffrey Mann a écrit une réponse à mon dernier post: « Si je le [Ellis Amdur] comprends bien, pour lui la raison de l’entrainement dans un koryu est pour le bien du koryu lui-même, et non pas pour les personnes la constituant ou pour le bien de la préservation historique. Cependant, nos actions pour le compte d’une entité (comme une nation) sont généralement pour le bien des personnes qui vivent ou vivront dans cette entité. Faire quelque chose de bon pour l’entité elle-même, quand cela devient le telos (la finalité) lui-même, semble erroné. Mes contributions à une entreprise, une université, ou à une nation sont pour le bien-être de ses membres et, nous l’espérons, par extension, du monde. Cela semble être le modèle de gens des budo modernes comme Kano, Ueshiba, Doshin So, etc. Cela représente plus que poursuivre la «Voie» pour moi seul. Je ne comprends pas ce que Amdur perçoit comme le telos de la personne qui dit: « Je m’entraine pour le ryu (école) », comme il le fait lui-même ».

(suite…)

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Copyright 2014, Grigoris Miliaresis

Copyright 2014, Grigoris Miliaresis

Qui est votre enseignant ?

Par Peter Boylan. Avec sa permission pour la traduction. Article original : http://budobum.blogspot.jp/2015/12/who-is-your-teacher.html.

Qui est votre enseignant ? Est-elle un ami ? Est-il un mentor ? Un guide compétent ? Un mercenaire dont le travail est de vous enseigner les techniques pour lesquelles vous avez payé ? Un entraîneur physique ? Un mystique ? Un coach sportif ? Un philosophe ? Un instructeur ?

Les enseignants de Budo existent sous beaucoup de formes, de tailles, de styles et de rôles. Le titre que nous utilisons pour eux n’est pas important; enseignant, sensei, Sifu, entraîneur, ou tout simplement Madame ou Monsieur. Le titre exact n’est pas le point important. La chose importante est ce qu’ils font et qui ils sont.

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Le Shindo Yoshin ryu est un parent du karaté wado ryu. Bien qu’issu du karaté Shotokan, son fondateur Hironori Otsuka incorpora dans son karaté ses connaissances en Shindo Yoshin ryu, faisant du wado ryu le premier karaté spécifiquement japonais. Il est intéressant de voir comment le kata, élément central des nihon koryu, est justement traité différemment par les arts d’Okinawa et ceux du Japon.

kata de wado ryu par son fondateur Hironori Otsuka

kata de wado ryu par son fondateur Hironori Otsuka

Le sens du kata dans le karaté wado ryu

Par Tobin Threadgill, permission exclusive pour la traduction.

Les wadoka peu familiers avec les nihon koryu associent souvent le mot kata avec le budo d’Okinawa. Par conséquent, le « kata » est considéré principalement comme une pratique en solitaire où des mouvements spécifiques sont reliés dans une longue série de gestes cohérrents.
Voilà pourquoi les enseignants comme moi, familiers avec les koryu japonais voient le Wado ryu comme un art tout à fait distinct de l’Okinawa-Te et regardent de travers un wadoka qui mentionne les bunkai. De notre point de vue les bunkai n’appartiennent pas vraiment au Wado ryu parce que la pédagogie est complètement différente [de celle de l’Okinawa-te]. (suite…)

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Les périodes difficiles ont le secret de vous rappeler ce qui soude les éléments d’un groupe. Dean Sutter, pratiquant de Takamura ha Shindo Yoshin ryu en Nouvelle-Zélande, nous rappelle ce que représente le fait de faire partie d’un koryu. Bien que séparés de plusieurs milliers de kilomètres, nous partageons cette même expérience…

Stage intensive Shoden du hombu dojo (2014)

Stage intensive Shoden du hombu dojo (2014)

Qu’est-ce que cela signifie de faire partie d’un koryu-bujutsu.

Avec la permission de Dean Sutter pour la traduction, article original : http://budochronicle.blogspot.fr/2015/07/what-it-means-to-be-part-of-koryu.html.

J’ai pratiqué l’aïkido pendant environ neuf ans et demi. J’ai été introduit aux arts martiaux par un collègue de travail et j’ai pensé que je pouvais y jeter un oeil. J’ai commencé avec l’idée que je continuerais jusqu’à ce que la vie s’interpose. Je suis devenu obsédé par l’entrainement, j’étais jeune, célibataire et avais du temps. Au cours de ces années, j’ai rencontré beaucoup de gens. La plupart d’entre eux par le dojo où je m’entraîne mais aussi lors de la visite d’autres dojo ou à des stages. J’ai aimé apprendre à travailler avec d’autres personnes et découvert comment persévérer à travers mes propres limites et frustrations. Je me suis lié d’amitié, mais les membres de mon dojo étaient comme des collègues de travail. Des gens qui avaient les mêmes intérêts que moi. Certains sont devenus des amis à long terme, mais pas la plupart.

L’Aïkido m’a appris à apprendre un art martial. Puis je suis entré dans un koryu bujutsu.

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L’Atemi

L’atemi – l’art de la frappe – est une composante très présente dans les budo japonais. Il est évidemment central en karaté mais aussi très présent en Aikido avec la maxime « Irimi-Atemi ». Dans ce dernier il est même dit qu’en combat réel 70 % de l’aikido serait atemi. Les pourcentages varient et la phrase serait plutôt de Shioda sensei mais l’idée est là.

Si les arts martiaux anciens sont centrés autour des armes, certaines écoles de jujutsu incorporent aussi une telle utilisation du corps et l’ont transmises à leurs descendants.

C’est ce panorama de l’atemi dans les arts martiaux japonais que vous propose Marco Pinto dans l’article suivant (publié initialement dans le Hors série 8 du magazine Dragon).

L’Atemi dans le budo japonais
Par Marco Pinto

Atemi

Le mot atemi 当て身 est compris dans la plupart des milieux d’arts martiaux comme un coup donné au corps. En fait c’est un mot (contrairement à d’autres de la terminologie des arts martiaux) dont nous pouvons obtenir une traduction très proche et claire, ainsi le kanji 当て (contre) 身 (corps), littéralement « contre le corps » nous transmet l’idée d’un coup ou d’une frappe au corps.

Marco Pinto démontrant nagashi, principe du wado ryu

Marco Pinto démontrant nagashi, principe du wado ryu

Les atemi sont utilisés dans tous les arts martiaux (ou presque) et ils peuvent être employés à différents stades d’exécution de la technique. Ils peuvent aussi être délivrés à différentes parties du corps et avec différentes parties du corps. Ils peuvent même être eux-mêmes la technique.

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Lors de la publication de sa nouvelle édition du livre « Old school », Ellis Amdur a accordé une pasionnante interview sur les koryu à son éditeur Freelance Academy press. Dans ce long entretien divers sujets sont brossés, des différences au coeur des budo modernes et koryu jusqu’à la transmission martiale que ce soit au sein des koryu mais aussi des arts martiaux européens puisque Freelance Academy press est à la base spécialisé dans les arts martiaux historiques européens. Une interview à lire et à déguster…

Ellis Amdur s'entrainant avec Bruce Bookman

Ellis Amdur s’entrainant avec Bruce Bookman

Being old school : interview d’Ellis Amdur sur les arts martiaux classiques du Japon

Avec la permission de Freelance Academy press et Ellis Amdur pour la traduction.

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