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Archive for the ‘Histoire’ Category

Lignée du Shindo yoshin ryu et Takamura ha Shindo yoshin ryu

Le Takamura ha Shindo Yoshin ryu descend par Masamichi Iso de l’école Tenjin Shin’yo ryu parmi d’autres écoles (Yoshin koryu, Itto ryu, Jikishinkage ryu et Shinkage ryu). L’école Tenjin Shin’yo ryu fut créée dans les années 1830 par Mataemon Iso à partir de connaissances en Shin no Shinto ryu et Yoshin ryu (lignée akiyama). Par la suite l’école joua un rôle majeur avec le kito ryu dans le cursus technique du judo kodokan.

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Gekiken, ancêtre du kendo trés répandu à l'époque Edo comme méthode d'entrainement. On notera la longueur des tsuka.

Gekiken, ancêtre du kendo très répandu à l’époque Edo comme méthode d’entrainement.

 

Le musha shugyo est le voyage à la fois physique et spirituel que pouvait entreprendre un guerrier (mais pas que) pour parfaire son art. Cet élément a souvent été repris dans des films pour mettre en scène de nombreux combats et des dojo yaburi. Mais la fiction est-elle proche de la réalité historique ? Il nous reste un certain nombre de journal de ces musha shugyo, celui de Muta Bunnosuke est l’un d’eux et présente l’intérêt de nous donner quelques indices sur le monde du kenjutsu de la fin de l’époque Edo.

Le document traduit initialement par Sandro Furzi introduit l’époque de ce musha shugyo mais aussi les pratiques en vigueur. Je leur remercie pour son autorisation à traduire ce texte en français et j’espère que les lecteurs auront par ce biais un élément supplémentaire pour se représenter l’univers des koryu et du kenjutsu à la fin de l’époque médiévale japonaise.

Lien vers le document en français : Shokoku Kaireki Nichiroku. Bonne lecture.

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Le terme traditionnel est rencontré dans de nombreux styles que ce soit en Aikido, en Judo/jujutsu ou en Karaté… Mais il est bien difficile de se repérer dans cette forêt d’écoles dite traditionnelles tant chacun y va de sa propre définition.

Randori au début du XXe siècle

Randori au début du XXe siècle

Le problème est que le terme « traditionnel » est amplement employé en opposition à une pratique sportive ou compétitive. Dans ce paradigme, tout ce qui n’est pas dédié à la compétition devient alors « traditionnel » dans la communication de ces écoles. C’est pratique, facile pour classifier mais un peu éloigné de la réalité.

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Le Shindo Yoshin ryu est un parent du karaté wado ryu. Bien qu’issu du karaté Shotokan, son fondateur Hironori Otsuka incorpora dans son karaté ses connaissances en Shindo Yoshin ryu, faisant du wado ryu le premier karaté spécifiquement japonais. Il est intéressant de voir comment le kata, élément central des nihon koryu, est justement traité différemment par les arts d’Okinawa et ceux du Japon.

kata de wado ryu par son fondateur Hironori Otsuka

kata de wado ryu par son fondateur Hironori Otsuka

Le sens du kata dans le karaté wado ryu

Par Tobin Threadgill, permission exclusive pour la traduction.

Les wadoka peu familiers avec les nihon koryu associent souvent le mot kata avec le budo d’Okinawa. Par conséquent, le « kata » est considéré principalement comme une pratique en solitaire où des mouvements spécifiques sont reliés dans une longue série de gestes cohérrents.
Voilà pourquoi les enseignants comme moi, familiers avec les koryu japonais voient le Wado ryu comme un art tout à fait distinct de l’Okinawa-Te et regardent de travers un wadoka qui mentionne les bunkai. De notre point de vue les bunkai n’appartiennent pas vraiment au Wado ryu parce que la pédagogie est complètement différente [de celle de l’Okinawa-te]. (suite…)

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Les journées du patrimoine sont un rendez-vous très apprécié des français chaque année. Cet engouement peut trouver sa source dans la découverte et la volonté de faire perdurer une Histoire et ses traditions bien que les différentes strates de l’histoire aient bouleversé nos styles de vie et nos coutumes à travers les âges.

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L’Atemi

L’atemi – l’art de la frappe – est une composante très présente dans les budo japonais. Il est évidemment central en karaté mais aussi très présent en Aikido avec la maxime « Irimi-Atemi ». Dans ce dernier il est même dit qu’en combat réel 70 % de l’aikido serait atemi. Les pourcentages varient et la phrase serait plutôt de Shioda sensei mais l’idée est là.

Si les arts martiaux anciens sont centrés autour des armes, certaines écoles de jujutsu incorporent aussi une telle utilisation du corps et l’ont transmises à leurs descendants.

C’est ce panorama de l’atemi dans les arts martiaux japonais que vous propose Marco Pinto dans l’article suivant (publié initialement dans le Hors série 8 du magazine Dragon).

L’Atemi dans le budo japonais
Par Marco Pinto

Atemi

Le mot atemi 当て身 est compris dans la plupart des milieux d’arts martiaux comme un coup donné au corps. En fait c’est un mot (contrairement à d’autres de la terminologie des arts martiaux) dont nous pouvons obtenir une traduction très proche et claire, ainsi le kanji 当て (contre) 身 (corps), littéralement « contre le corps » nous transmet l’idée d’un coup ou d’une frappe au corps.

Marco Pinto démontrant nagashi, principe du wado ryu

Marco Pinto démontrant nagashi, principe du wado ryu

Les atemi sont utilisés dans tous les arts martiaux (ou presque) et ils peuvent être employés à différents stades d’exécution de la technique. Ils peuvent aussi être délivrés à différentes parties du corps et avec différentes parties du corps. Ils peuvent même être eux-mêmes la technique.

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Takemikazuchi-no-mikoto, patron des arts martiaux japonais

Takemikazuchi-no-mikoto, patron des arts martiaux japonais

Cet article est né de multiples conversations avec des pratiquants de budo moderne. Si tous pratiquaient un art en lien avec l’archipel japonais, nombreux sont ceux qui révisaient allégrement l’Histoire. Le pratiquant passionné ne trouvera donc rien de nouveau dans cet article, mais une petite synthèse ne fait jamais de mal.

Il est difficile de dater l’apparition des arts martiaux au Japon. L’art de la guerre émerge rapidement lors des conflits entre peuplades. Les premières traces de traditions formalisées apparaissent avec les koryu, des écoles d’armes destinées aux guerriers professionnels, mais on sait que les pratiques de l’art de la guerre existaient avant leur formalisation. Ces traditions restent néanmoins attachées dans leur transmission à la caste des samurai. Cette dernière semblent naitre à la fin de l’époque Nara (710-794) du besoin impérial de conquérir des terres aux Ainous. Fin 8ième siècle, début 9ième, l’empereur Kammu crée le titre de sei’i-taishōgun ou shōgun, commandant général des armées afin d’aller vaincre les Emishi au nord-est du Honshu. Bien que ce titre soit temporaire et sous le pouvoir impérial, le déclin de l’influence de l’empereur face à des clans locaux aboutit en 1192 à offrir un rôle politique aux guerriers professionnels. Le bakufu, un gouvernement militaire avec à sa tête le Shogun, fut mis en place et subsistera jusqu’en 1868. Cette période du Shogunat (1192-1868) place donc les samurai (ou plus précisément les bushi – les samurai n’étant qu’un rang parmi ces derniers) à la tête de la scène politique.

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Lors de la publication de sa nouvelle édition du livre « Old school », Ellis Amdur a accordé une pasionnante interview sur les koryu à son éditeur Freelance Academy press. Dans ce long entretien divers sujets sont brossés, des différences au coeur des budo modernes et koryu jusqu’à la transmission martiale que ce soit au sein des koryu mais aussi des arts martiaux européens puisque Freelance Academy press est à la base spécialisé dans les arts martiaux historiques européens. Une interview à lire et à déguster…

Ellis Amdur s'entrainant avec Bruce Bookman

Ellis Amdur s’entrainant avec Bruce Bookman

Being old school : interview d’Ellis Amdur sur les arts martiaux classiques du Japon

Avec la permission de Freelance Academy press et Ellis Amdur pour la traduction.

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Longue tsuka

L’école Takamura ha Shindo Yoshin ryu emploie un sabre dont la tsuka (poignée) est plus longue que ce que l’on trouve communément en iaido, l’art de dégainer le sabre et couper l’adversaire d’un geste. Alors que la longueur recommandée sera souvent de 27 cm environ pour ma taille, la tsuka de mes sabres atteint 33 cm. Cette particularité classe le sabre du TSYR comme un daito (sabre long) plutôt qu’un katana.

Mon premier sabre aux spécifications de l'école Takamura ha Shindo Yoshin ryu entre les mains de Marco Pinto

Sabre aux spécifications de l’école Takamura ha Shindo Yoshin ryu entre les mains de Marco Pinto.

Plusieurs textes font part de ces poignées inhabituellement longues notamment les documents sur Hayashizaki Jinsuke Shigenobu. Hayashizaki Jinsuke Shigenobu (1546 – 1621) est considéré comme un maître ayant fait renaître le iaijutsu. Il apprit de nombreuses écoles avant d’établir sa propre école, Shinmei Musō-ryū. Bien que l’idée de dégainer et couper l’adversaire en un geste continu ne soit pas nouvelle – le iaijutsu existant déjà dans d’autres écoles – Hayashizaki Jinsuke Shigenobu et ses élèves développèrent plus profondément cette pratique. Le nom de l’école changea régulièrement au cours du temps mais son influence se retrouve de nos jours dans plusieurs écoles de iaido.

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Nous passons de longs moments en kenjutsu à apprendre comment atteindre notre cible et infliger des dommages à l’adversaire pour le mettre hors de combat ou le tuer. Mais nous nous préoccupons guère des suites de ces blessures. L’article suivant est une traduction du blog de Markus Sesko et traite des « médecins » japonais de l’époque médiévale.

Markus Sesko est membre du NBTHK, le groupe japonais pour la préservation des arts du sabre japonais. Depuis 2008, auteur et traducteur freelance dans le domaine des arts et des antiquités japonaises. A ce titre il a déjà publié de nombreux livres en allemand et en anglais (https://markussesko.wordpress.com/books/). Sur son blog il propose régulièrement des articles sur ses travaux et ses traductions (https://markussesko.wordpress.com/).

 

Le spécialiste du traitement des coups d’épée

 

Par Markus Sesko. Avec sa permission pour la traduction. Article original : https://markussesko.wordpress.com/2015/03/27/the-specialist-for-treatment-of-sword-cuts/.

 

Alors que je traduisais récemment un article lié aux champs de bataille, je suis tombé sur le terme kinsô’i (金 創 医) qui fait référence à des «médecins» qui étaient spécialisés dans le traitement des plaies incisées en général et de blessures de flèches et coups d’épée en particulier. L’article n’allait pas beaucoup plus dans le détail à ce stade car il était plus de nature générale, mais ce terme a éveillé mon intérêt et comme presque tout est disponible sur le net à ce sujet, j’ai commencé à faire des recherches dont le résultat est cet humble article.

Fondamentalement, le système médical japonais du moyen-âge et de l’antiquité était très semblable à celui en Occident. Cela signifie qu’il y avait des médecins universitaires et des praticiens en partie spécialisés et en partie généralistes qui étaient considérés de rang inférieur. Ce rang inférieur était soit lié au fait que ces praticiens ne suivaient pas une formation approfondie tels les médecins, soit par certains stigmates religieux et sociaux associés aux choses impures comme le sang entre autres. En ce qui concerne le Japon, les dossiers sur les « affaires médicales » vont assez loin en arrière, c’est à dire jusqu’aux codes Taiho et Yoro du 8ème siècle. Le premier était simplement une adaptation du système gouvernemental de la dynastie Tang en Chine alors que le second incorporait déjà les traditions japonaises et les nécessités pratiques de l’administration. Ces codes sont assez connus aujourd’hui puisqu’ils ont survécu sous leurs formes originales et transcrites et nous y trouvons aussi un statut de service médical, l’ishitsu-ryô (医 疾 令). Selon sur quoi vous basez votre décompte, à savoir des fragments originaux existants ou transcriptions ultérieures du code, l’ishitsu-ryô est composé soit de 19, 24, ou 26 articles. Il traite de la réglementation concernant la formation et la nomination des médecins (par exemple la réglementation de la façon de devenir un médecin, un acupuncteur, un massothérapeute, un guérisseur par les charmes et ainsi de suite), les devoirs des médecins de la cour (ten’yaku-ryô, 典 薬 寮) et les médecins locaux dans les provinces, et le fonctionnement des jardins d’herbes médicinales.

 

Chirurgie des yeux comme on le voit dans les dessins de la fin de l'époque Heian jusqu'au début de l'époque Kamakura. Yamai pas Soshi (病 草紙).

Chirurgie des yeux comme on le voit dans les dessins de la fin de l’époque Heian jusqu’au début de l’époque Kamakura. Yamai pas Soshi (病 草紙).

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